L’examen du budget 2026 du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a été marqué, vendredi, par une série de dénonciations sur la cherté des coûts de branchements d’eau, un frein majeur à l’accès au liquide vital dans plusieurs localités du pays.
À l’Assemblée nationale, la députée Ousmane Sonko, élue de Bignona, a alerté sur un problème devenu “critique” dans son département, où les branchements peuvent atteindre 300 000 francs CFA.
Elle estime que ces tarifs “excessivement chers” empêchent de nombreuses familles d’accéder à l’eau potable.
La parlementaire a également évoqué les difficultés d’évacuation des eaux pluviales dans la commune, plaidant pour une extension urgente des réseaux de drainage et une réhabilitation des forages villageois.
Même son de cloche du côté de Saint-Louis, où la députée Fama Bâ a dénoncé les mêmes pratiques.
Elle raconte avoir dû payer 300 000 francs CFA, malgré une conduite située “à moins de 10 mètres” de son domicile.
Selon elle, les branchements sociaux à 14 000 francs CFA restent insuffisants : les délais sont trop longs et les ménages vulnérables peinent à en bénéficier.
Les interventions répétées des parlementaires illustrent un problème national, alors qu’un accès équitable à l’eau demeure un enjeu majeur pour les populations.
