#Casamance #PDC #ANRAC #Développement
Le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC) affiche un taux d’exécution de 46 %, a annoncé mercredi le directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), Iba Sané.
S’exprimant à l’issue de la 5ᵉ session du Conseil de surveillance de l’ANRAC, il a précisé que ce niveau d’avancement concerne un plan dont la mise en œuvre effective a réellement démarré en janvier 2025, après le Conseil interministériel spécial du 8 octobre 2024 consacré au retour des personnes déplacées.
Selon Iba Sané, les interventions identifiées à ce stade, issues de différents secteurs, projets et programmes, sont estimées à près de 53 milliards de francs CFA. L’ANRAC assure la coordination globale de ces actions, en attendant la finalisation d’un document de synthèse qui sera prochainement présenté sous forme de projet-programme.
Doté d’un budget global de 53,6 milliards de francs CFA, le PDC a été lancé par le président de la République pour accompagner le retour des déplacés et relancer les activités économiques dans une région marquée par un conflit armé déclenché en décembre 1982. Les opérations militaires menées en 2022 ont permis de consolider l’accalmie et de favoriser le retour progressif des populations dans leurs villages.
Le directeur général de l’ANRAC a par ailleurs souligné l’importance de la prochaine visite du président Bassirou Diomaye Faye en Casamance, qu’il considère comme une opportunité stratégique pour accélérer les investissements. Cette visite prévoit des échanges avec les démineurs, les déplacés de retour, les autorités locales et les élus, ainsi qu’un bilan global des interventions menées dans le cadre du PDC.
De son côté, Khayar Bousso, membre du Conseil de surveillance de l’ANRAC et représentant du contrôle financier, a salué les efforts de l’agence à l’issue d’une visite de terrain à Ziguinchor, une première depuis la création de l’ANRAC en 2004. Il a mis en avant le leadership de la direction actuelle et la délocalisation d’une partie importante des activités en Casamance, tout en soulignant les défis persistants liés au retour durable des déplacés et à l’amélioration de leurs conditions de vie.
