Dakar, Sénégal — À l’occasion de sa Déclaration de politique générale (DPG) devant la représentation nationale, le Premier ministre Al Aminou Lo a jeté un pavé dans la mare en révélant l’existence d’un contentieux financier majeur de 55 millions de dollars US (environ 33 milliards de FCFA) lié au projet gazier Yaakaar-Teranga.
Une violation de l’article 19 du Code pétrolier mise au jour
Répondant à une interpellation du député Babacar Ndiaye, le chef du gouvernement a fait état de manquements graves dans la gestion des obligations contractuelles pétrolières :
- Un manquement légal : Selon les déclarations du Premier ministre, l’article 19 du Code pétrolier stipule qu’à l’expiration ou au terme d’une licence, les dépenses ou engagements de travaux non exécutés par les compagnies opératrices doivent faire l’objet d’un versement compensatoire à l’État.
- Une renonciation jugée illégale : Al Aminou Lo affirme qu’une autorité s’est indûment substituée à l’État pour accorder une exonération de cette dette de 55 millions de dollars aux compagnies concernées, citant notamment Petrosen et Kosmos Energy.
[Expiration / Terme de la concession gazière Yaakaar-Teranga]
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▼ (Application de l'Art. 19 du Code pétrolier)
[Obligations financières non exécutées : 55 Millions $ due à l'État]
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▼ (Décision contestée de renonciation à la créance)
[Lettre d'alerte du 1er Juin du Ministre sortant au DG de Petrosen]
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▼ (Déclaration du Premier ministre à la DPG)
[Refus du Gouvernement d'abandonner la créance & Enquête sur la gestion]
La lettre du 1er juin au cœur des révélations
Pour appuyer ses accusations, le Premier ministre a révélé l’existence d’une correspondance administrative décisive :
| Élément clé | Contenu & Portée administrative |
| Document cité | Lettre officielle datée du 1er juin adressée par le ministre sortant au DG de Petrosen. |
| Grief soulevé | Reproche explicite fait à un décideur d’avoir renoncé sans mandat légal à une créance publique. |
| Position de l’Exécutif | Refus catégorique d’abandonner les fonds (« Kenn amul droit baale ko »). |
Martelant que la créance est bien réelle (« C’est réel »), le Premier ministre a assuré devant la représentation nationale que toute la lumière sera faite sur ce dossier pour déterminer les responsabilités et recouvrir les montants dus à l’État.
