Saint-Louis, Sénégal — Nouveau coup dur pour le système de santé dans le Nord du pays. Le service d’imagerie médicale du Centre Hospitalier Régional de Saint-Louis est désormais au ralenti : l’exploitation du scanner est suspendue jusqu’à nouvel ordre. La direction de l’établissement en a fait l’annonce officielle ce mercredi 23 septembre par voie de communiqué.
La SENELEC sur le banc des accusés : des coupures à répétition
D’après le communiqué de la direction hospitalière, ce sont les coupures intempestives et répétées du courant électrique qui ont contraint l’établissement à couper l’appareil. Ces instabilités du réseau menacent directement les composants électroniques de haute précision de cet équipement de pointe et ne permettent plus d’assurer les examens en toute sécurité.
Cette mise à l’arrêt a des conséquences dramatiques pour la prise en charge médicale dans toute la région :
- Pathologies lourdes impactées : Le scanner est un outil indispensable pour le diagnostic rapide des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des traumatismes graves et des bilans cancérologiques.
- Calvaire et surcoûts pour les usagers : Privés de ce service public, les patients doivent s’orienter vers des cliniques privées aux tarifs prohibitifs ou effectuer des déplacements d’urgence de plusieurs centaines de kilomètres vers Louga, Touba ou Dakar.
Grève du SAMES et arrêt de l’imagerie : la double peine pour les malades
Cette défaillance technique intervient dans un contexte sanitaire local déjà extrêmement tendu. L’hôpital régional de Saint-Louis subit de plein fouet les effets de la grève illimitée du Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (SAMES), mouvement qui paralyse une grande partie des consultations et des actes chirurgicaux.
Entre la paralysie des soins par la grève et l’impossibilité d’effectuer des examens d’imagerie médicale, ce sont les malades les plus vulnérables et les cas urgents qui paient le plus lourd tribut. Face à cette situation d’urgence sanitaire, les populations de Saint-Louis lancent un appel pressant au ministère de la Santé ainsi qu’à la SENELEC pour fournir un approvisionnement électrique stable et permettre le redémarrage sans délai du scanner.
