Une Coupe du monde élargie et plus ouverte

Le Mondial 2026 marquera une nouvelle ère pour le football mondial. Organisée en juin et juillet prochain au Mexique, au Canada et aux États-Unis, la compétition passe d’un format de 32 à 48 équipes. Ces sélections seront réparties en 12 groupes de quatre, ce qui ouvre davantage la porte aux nations émergentes, notamment africaines.

Avec déjà neuf équipes africaines qualifiées – Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Algérie, Ghana, Tunisie, Égypte, Afrique du Sud et Cap-Vert – et une possible dixième place pour la RDC, le continent sera presque présent dans chaque groupe.

Le Maroc et le Sénégal relégués dans le chapeau 2

Le Maroc, demi-finaliste historique du Mondial 2022 et 11ᵉ au classement FIFA, pouvait logiquement prétendre à une place de tête de série. Mais les trois hôtes – États-Unis, Mexique et Canada – bénéficient automatiquement de ce statut. Résultat : les Lions de l’Atlas, tout comme le Sénégal, se retrouvent dans le deuxième chapeau, exposés à un premier tour potentiellement explosif face à des géants comme l’Argentine, la France, l’Espagne ou le Brésil.

Entre impatience et ambition chez les joueurs africains

Malgré ces scénarios possibles, l’impatience reste le sentiment dominant. Le défenseur tunisien Montassar Talbi ne cache pas son excitation :

« On a juste hâte de voir nos adversaires. C’est la Coupe du monde, il n’y a que de grandes nations. Peu importe le tirage, nous ferons tout pour passer au second tour. Mais on veut se projeter, savoir dans quelle ville, dans quel stade et face à qui on jouera. C’est un véritable plaisir de disputer ces rencontres. »

Même ton rassurant du côté de Jean-Philippe Gbamin (Metz), qui voit surtout une occasion de briller :

« Peu importe les adversaires, nous irons montrer le meilleur visage de la Côte d’Ivoire et du football africain. Le Maroc et le Sénégal ont déjà prouvé qu’on pouvait rivaliser. Il faut montrer que le football africain regorge de talent. »

Un format qui pourrait favoriser les équipes africaines

Avec les deux premiers de chaque groupe qualifiés pour les 16es de finale, mais aussi les huit meilleurs troisièmes, ce format élargi augmente les chances d’une présence africaine massive en phase à élimination directe.

La règle interdisant la présence de deux sélections d’une même confédération (hors Europe) dans un même groupe garantit par ailleurs une bonne répartition des équipes du continent.

Une présence africaine historique

Entre le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Tunisie, le Ghana, l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, et potentiellement la RDC, jamais l’Afrique n’a présenté un contingent aussi impressionnant à une Coupe du monde.

Ce vendredi, lors du tirage, chacune de ces nations jouera sa carte avec ambition. Le Mondial 2026 pourrait bien marquer un tournant décisif pour le football africain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PLUS D'ACTUALITÉS

Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République. AU TITRE DE LA

POLITIQUE : « Diomaye Président » se structure, Aminata Touré lance le « Conseil des Leaders National »

La coalition qui a porté le Chef de l’État au pouvoir entame une mue profonde. Sous l’impulsion d’Aminata Touré, superviseure générale de la coalition, l’appareil politique du Président Bassirou Diomaye

À Madrid, Bassirou Diomaye Faye dessine l’avenir du Sénégal à travers trois piliers stratégiques

Migration, développement urbain durable et production de vaccins : les trois chantiers majeurs de la diplomatie économique sénégalaise Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a poursuivi mercredi à