Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou/Touba a procédé, le 19 février 2026, au démantèlement d’un dispositif criminel numérique impliqué dans la collecte et la diffusion illicite de contenus à caractère pornographique, des faits d’escroquerie, de chantage et d’usurpation d’identité.
Une plainte à l’origine de l’enquête
L’affaire fait suite à une plainte déposée le 16 février par une dame affirmant être victime d’une campagne de dénigrement et de détournement d’image.
Les investigations techniques menées par les enquêteurs ont permis d’identifier le principal suspect, qui s’est révélé être l’ex-beau-frère de la plaignante.
Un stratagème numérique sophistiqué
Selon les éléments communiqués par la police, le mis en cause téléchargeait des photos et vidéos issues des statuts WhatsApp de son ex-belle-sœur pour créer de faux profils sur les réseaux sociaux.
Pour renforcer la crédibilité de son identité fictive, il utilisait des outils d’intelligence artificielle permettant de modifier sa voix en temps réel lors d’appels audio et vidéo.
Sous cette fausse identité féminine, il séduisait des victimes, envoyait des contenus à caractère sexuel et sollicitait ensuite des transferts d’argent ou du crédit téléphonique.
Plusieurs victimes auditionnées
Les enquêteurs ont entendu plusieurs personnes :
- Une victime dont l’image aurait été utilisée à des fins de prostitution virtuelle.
- Des individus invités à des appels vidéo avec exhibition, après avoir été séduits par la voix synthétique du suspect.
- Une personne ayant découvert la supercherie après une demande d’assistance financière suspecte.
Confronté aux preuves numériques recueillies, le mis en cause est passé aux aveux. Il a reconnu avoir collecté et exploité des images compromettantes obtenues grâce à ce procédé.
Garde à vue et poursuite des investigations
Le suspect a été placé en garde à vue. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des victimes potentielles.
Les autorités rappellent que les signalements peuvent être effectués via la plateforme officielle signalementcyber.dgpn.sn ou en appelant gratuitement le 800 00 17 00.
