Le quotidien Libération, dans son édition de ce jeudi, apporte des révélations précises sur la cyberattaque ayant visé la Direction de l’automatisation du fichier (DAF).
Selon Libération, l’attaque remonte à cinq jours et a entraîné une décision lourde de conséquences : la suspension provisoire de la production des pièces d’identification, afin d’éviter toute compromission des données sensibles.
L’opération a été revendiquée par un groupe se faisant appeler The Green Blood Group. Cette entité, encore peu connue, affirme être en possession de 139 téraoctets de données appartenant à la DAF, une quantité jugée extrêmement préoccupante.
Le journal souligne que cette cyberattaque intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par un bras de fer entre l’État du Sénégal et Iris Corporation, la société malaisienne chargée de la production des Cartes nationales d’identification (CNI) numérisées, autour de factures impayées.
Informée de la situation, Iris Corporation aurait décidé de déployer une équipe technique au Sénégal. En attendant, Libération indique que les techniciens de la DAF sont à pied d’œuvre, tandis qu’un communiqué officiel est attendu dans les prochaines heures.
Cette affaire relance avec acuité le débat sur la sécurité des données publiques et la souveraineté numérique du Sénégal, à l’heure où l’administration accélère sa transformation digitale.
