Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, Ibrahima Sy, a procédé vendredi à la pose de la première pierre des travaux d’extension du Centre hospitalier régional El Ahmadou Sakhir Ndiéguène, à Thiès.
Le projet, d’un coût global estimé à plus de 12 milliards de francs CFA, prévoit l’ajout de 100 lits d’hospitalisation et la construction de nouvelles infrastructures spécialisées.
L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Akamatsu Takeshi, dont le pays appuie financièrement le projet, a pris part à la cérémonie.
Un bâtiment spécialisé de plus de 5 200 m²
Selon le ministre, l’établissement va se doter d’un nouveau bâtiment de consultations externes spécialisées, d’une superficie de plus de 5 200 mètres carrés, réparti sur trois niveaux.
L’extension comprend :
- 100 lits d’hospitalisation supplémentaires
- Un pôle d’imagerie médicale moderne
- Un bâtiment entièrement dédié à l’IRM
- Une réorganisation des circuits de prise en charge des patients
L’objectif affiché est d’améliorer la fluidité, le confort et la qualité des soins.
Focus sur les maladies non transmissibles
Le projet intègre spécifiquement la prise en charge des maladies non transmissibles, dont la prévalence est en augmentation.
Pour Ibrahima Sy, cette extension vise à permettre à chaque citoyen de bénéficier de soins de qualité, là où il se trouve, dans le respect des normes de sécurité.
Il inscrit cette initiative dans la dynamique de souveraineté sanitaire portée par l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.
Une coopération sanitaire renforcée avec le Japon
Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et le Japon. Selon le ministre, depuis le début des années 2000, l’appui japonais s’est traduit par :
- La modernisation du bloc opératoire
- Le renforcement des services de radiologie
- Le développement des compétences du personnel de santé
L’ambassadeur Akamatsu Takeshi a rappelé qu’en août dernier, lors de la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, tenue à Yokohama, le Japon s’est engagé à contribuer au renforcement des systèmes de santé résilients en Afrique.
Selon le diplomate, le lancement de ce chantier à Thiès constitue une concrétisation de cet engagement.
Le soutien japonais s’effectue notamment à travers des prêts concessionnels en yens.
Un pilier de l’offre de soins régionale
Le ministre a souligné que le centre hospitalier régional de Thiès représente un maillon essentiel du système de santé national et un pilier de l’offre de soins dans la région.
Cette extension vise à renforcer durablement ses capacités d’accueil et de prise en charge.
