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À la veille d’un sommet décisif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prévu ce dimanche 14 décembre, l’acteur politique bissau-guinéen Fernando Dias da Costa a lancé un appel solennel aux chefs d’État et de gouvernement de la région. Dans une lettre ouverte, il exprime l’espoir d’une sortie de crise pour la Guinée-Bissau, plongée selon lui dans une grave impasse institutionnelle, politique et sociale.
Candidat à l’élection présidentielle du 23 novembre 2025, dont les résultats n’ont toujours pas été publiés, Fernando Dias da Costa affirme que les tendances connues des observateurs lui donnaient un large avantage dès le premier tour. Il dénonce l’interruption brutale du processus électoral, survenue après ce qu’il qualifie de coup de force militaire le 26 novembre, accusant le président sortant d’avoir manœuvré pour empêcher un transfert pacifique du pouvoir.
Sans revenir en détail sur les événements qu’il juge « tragiques », l’ancien candidat rappelle que la situation actuelle était, selon lui, prévisible, au vu des tensions politiques, des exclusions diplomatiques et des alertes sécuritaires enregistrées ces derniers mois. Il remercie toutefois la CEDEAO pour sa réaction rapide et son soutien, saluant notamment la visite sur le terrain du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio.
Fernando Dias da Costa insiste sur le rôle central de la CEDEAO, qu’il considère comme la principale voix régionale capable de remettre la Guinée-Bissau sur le chemin de l’ordre constitutionnel. Il affirme sa disponibilité à œuvrer pour la réconciliation nationale, appelant à l’unité de tous les Bissau-Guinéens, au-delà des clivages politiques, ethniques ou religieux.
Estimant que la publication des résultats électoraux reste possible malgré les démentis officiels, il exhorte l’organisation régionale à agir pour que le président choisi par le peuple puisse entrer en fonction. Selon lui, la conclusion heureuse du processus électoral constitue le préalable indispensable à la stabilité et au redressement du pays.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des coups d’État en Afrique de l’Ouest, Fernando Dias da Costa dit placer son espoir dans ce sommet de la CEDEAO, qu’il voit comme une « ultime chance » de ramener la lumière et l’espérance en Guinée-Bissau, un pays qui, rappelle-t-il, « a trop souffert d’errements politico-militaires ».
