Une publication de Waly Diouf Bodiang, Directeur général du Port autonome de Dakar, suscite une vive controverse dans le débat public et politico-judiciaire. Dans un post publié puis rapidement supprimé sur les réseaux sociaux, il a affirmé que les actes d’enquête menés à l’encontre de Farba Ngom devraient être annulés pour se conformer strictement au droit.
Selon lui, seules des poursuites engagées après la levée de l’immunité parlementaire seraient juridiquement valables. « C’est à compter de la levée de son immunité qu’il est accessible à des poursuites pénales », a-t-il écrit, appelant à reconnaître cette évidence afin d’éviter, selon ses termes, « toute polémique inutile et sans impact réel ».
Bien que le message ait été supprimé peu après sa publication, des captures d’écran circulent largement, rendant toute tentative d’effacement sans effet réel. Cette sortie, venant d’un haut responsable de l’État, alimente les interrogations sur le respect de la procédure judiciaire et sur la séparation entre considérations politiques et exigences du droit.
Dans un contexte où les questions d’immunité parlementaire et de poursuites pénales sont particulièrement sensibles, cette prise de position publique relance le débat sur la légalité des actes d’enquête et sur la prudence attendue des autorités administratives dans des affaires à forte portée politique et judiciaire.

