Les autorités iraniennes ont imposé une coupure quasi totale d’Internet et des réseaux de communication à l’échelle nationale, dans un contexte de manifestations massives contre le pouvoir qui se poursuivent depuis près de deux semaines. Cette mesure vise à freiner la diffusion d’images, limiter la circulation de l’information et entraver l’organisation des protestations.#Iran #Manifestations #DroitsHumains #Censure
Selon plusieurs ONG spécialisées dans la surveillance du numérique, dont Netblocks, le pays est soumis depuis plus de 48 heures à un blackout inédit, affectant non seulement Internet, mais également les réseaux téléphoniques mobiles et fixes. Même le réseau national d’information iranien fonctionnerait de manière très limitée, perturbant les services bancaires, les distributeurs automatiques et les communications interurbaines.
Le mouvement de contestation, initialement déclenché fin décembre 2025 par une grave crise économique, s’est rapidement transformé en mouvement anti-gouvernemental d’ampleur nationale. Des manifestations ont été signalées dans plusieurs villes, notamment à Téhéran, malgré les restrictions sévères imposées par les autorités.
La répression menée par les forces de sécurité a déjà fait au moins 62 morts, selon le groupe iranien de défense des droits humains HRANA, tandis que d’autres ONG évoquent un bilan susceptible de s’alourdir en raison des difficultés à vérifier les informations sur le terrain.
Le Guide suprême Ali Khamenei a condamné les manifestants, les qualifiant de « saboteurs », accusant les États-Unis et Israël d’ingérence, et affirmant que la République islamique ne céderait pas face à la contestation. En parallèle, les Gardiens de la révolution ont déclaré que la sécurité du pays constituait une « ligne rouge ».
À l’international, les réactions se multiplient. L’Union européenne, par la voix de sa présidente Ursula von der Leyen, a exprimé son soutien aux manifestants et dénoncé une répression violente. Les États-Unis ont également affiché leur soutien au peuple iranien, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains alertent sur un risque de crimes massifs commis dans l’impunité.
Malgré le blackout, des images parviennent encore à sortir du pays, montrant des manifestations nocturnes, des slogans appelant à la fin du régime et une mobilisation qui se maintient en dépit de la coupure totale des communications.
