Dakar, 2 mars 2026. La possible candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies suscite une vive controverse. Entre un nouveau régime réticent à apporter son soutien et une société civile vent debout, l’ONG Horizon Sans Frontières (HSF) a haussé le ton, dénonçant dans un communiqué percutant une candidature incompatible avec les valeurs fondamentales de l’institution onusienne.
Une candidature qui divise jusqu’au sommet de l’État
Dans les cercles diplomatiques comme dans la rue dakaroise, la perspective de voir Macky Sall accéder à la tête de l’ONU ne fait pas l’unanimité — loin s’en faut. Le nouveau régime sénégalais rechigne à apporter son soutien à cette candidature, tandis que plusieurs organisations de la société civile s’y opposent avec véhémence.
Pour ses détracteurs, propulser l’ex-chef de l’État sénégalais à la direction de l’institution mondiale reviendrait à une trahison des principes que l’ONU est censée défendre : paix, justice et protection des droits humains.
HSF tire à boulets rouges : « Du sang sénégalais à l’ONU »
C’est sous ce titre évocateur qu’Horizon Sans Frontières a publié un communiqué sans concession. L’ONG y affirme que la candidature de Macky Sall « soulève de sérieuses inquiétudes sur le respect des valeurs fondamentales de l’Organisation des Nations Unies ».
Un bilan national jugé incompatible avec la fonction
Le président de HSF, Boubacar Sèye, est catégorique : « l’histoire récente du Sénégal sous le régime de Macky Sall contredit ces principes de manière flagrante ». Rappelant que le Secrétaire général de l’ONU n’est pas qu’un diplomate, mais le symbole de l’éthique mondiale et le gardien universel des droits humains, il estime que cette candidature ternit l’image de l’institution et risque de lui faire perdre toute crédibilité auprès des populations.
La répression des années 2021-2024 au cœur des accusations
Des violations documentées par des rapports internationaux
Boubacar Sèye s’appuie sur un corpus de rapports d’organisations internationales et locales pour étayer ses accusations. Selon lui, sous la présidence de Macky Sall, le Sénégal a été le théâtre d’arrestations arbitraires, de détentions prolongées et d’actes de torture contre des citoyens.
La période 2021-2024, marquée par une forte tension politique, est particulièrement visée. Le président de HSF dénonce une violence d’État exercée contre des manifestants pacifiques, des opposants politiques et des journalistes, qu’il qualifie de « violation directe des droits humains ».
Un signal dangereux pour la communauté internationale
La conclusion de Boubacar Sèye est sans appel : valider la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU enverrait selon lui « un signal dangereux » à l’échelle mondiale — celui que la répression peut coexister avec les plus hautes responsabilités diplomatiques internationales.
Un dossier qui s’annonce explosif sur la scène diplomatique
La controverse autour de cette candidature dépasse les frontières du Sénégal et commence à résonner dans les couloirs des chancelleries. Dans un contexte où la crédibilité des institutions multilatérales est déjà fragilisée, le profil de Macky Sall s’annonce comme un sujet brûlant dans les prochaines semaines, à mesure que le processus de désignation du successeur d’António Guterres avancera.
Article rédigé par la rédaction de sami24tv.com
