Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés ce jeudi matin lors d’un accrochage armé survenu à Kadialock, au nord de Sindian, près de la frontière gambienne. L’incident s’est produit au cours d’une opération de destruction de champs de chanvre indien conduite par la Zone militaire n°5, selon un communiqué officiel de la DIRPA.
Un accrochage meurtrier lors d’une opération antidrogue
La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a confirmé les faits dans un communiqué diffusé dans la journée. Un détachement de l’armée sénégalaise a essuyé les tirs d’un groupe d’individus armés alors qu’il menait des opérations de destruction de cultures illicites dans la zone de Kadialock, localité située au nord de Sindian, à proximité de la frontière gambienne.
Le bilan provisoire est lourd : un militaire a été tué, six autres ont été blessés. Du côté des assaillants, plusieurs individus ont été neutralisés, précise la même source, sans donner de chiffre exact.
Les opérations se poursuivent dans la zone frontalière
Malgré l’accrochage, les unités engagées sur le terrain ont maintenu leur dispositif. Selon la DIRPA, les forces armées poursuivent leurs opérations dans cette zone avec un triple objectif : éradiquer la culture du chanvre indien, traquer toute bande armée active dans le secteur et assurer la sécurité des populations locales ainsi que de leurs biens.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie plus large de lutte contre les activités illicites dans les zones frontalières, régulièrement ciblées en raison de leur enclavement et de la porosité des frontières.
Une zone sous pression sécuritaire
La région de Sindian, aux confins de la Gambie, est connue pour abriter des cultures de cannabis destinées aux réseaux de trafic transfrontalier. Les forces armées sénégalaises y mènent régulièrement des opérations de sécurisation et de destruction de plantations illicites, dans un contexte de coopération sécuritaire avec les pays voisins.
Cet accrochage rappelle les risques auxquels sont exposés les militaires déployés dans ces zones à la fois sensibles et difficiles d’accès, où les groupes armés défendent souvent leurs cultures par la force.
