L’Agence sénégalaise de la Réglementation Pharmaceutique (ARP) a ordonné le retrait immédiat des couches et serviettes hygiéniques de la marque SOFTCARE, après une inspection ayant révélé l’utilisation de matières premières périmées dans leur fabrication.
Selon une note officielle signée par le Directeur général de l’ARP, Abou Talib Diouf, les contrôles menés à l’usine de Sindia (Thiès) ont mis au jour des irrégularités majeures concernant des produits destinés à des catégories particulièrement vulnérables : bébés, enfants et femmes.
Un risque sanitaire majeur
L’usage de matières premières périmées expose les consommateurs — notamment les nourrissons et les femmes — à des risques importants :
- irritations cutanées,
- infections,
- complications liées au contact direct avec des produits d’hygiène non conformes.
Face à la gravité de la situation, l’ARP a décidé de :
- retirer tous les produits SOFTCARE du marché ;
- suspendre leur commercialisation jusqu’à la mise en conformité totale ;
- alerter les professionnels de santé et les associations de consommateurs.
La lettre d’information a été transmise à plusieurs institutions : sociétés savantes de gynécologie, pharmaciens d’officine, Association des consommateurs du Sénégal, Association des sages-femmes, Direction générale des Douanes, Direction du Commerce intérieur, ainsi qu’aux Ordres des Pharmaciens et des Médecins.
Une mise en conformité exigée
La suspension ne sera levée qu’après correction complète des manquements constatés et garantie d’un niveau de sécurité conforme aux normes sanitaires en vigueur.
En attendant, l’ARP recommande aux consommateurs de ne plus utiliser les produits SOFTCARE, le temps que l’usine se mette en conformité.
Cette décision intervient dans un contexte de vigilance accrue sur la qualité des produits d’hygiène pour bébés et femmes, compte tenu de leur impact direct sur la santé publique.
