Face aux agitations persistantes dans les secteurs de l’éducation nationale et de la santé, le Haut conseil du dialogue social (HCDS) a ouvert ce jeudi à Dakar sa 42ème assemblée plénière. Sur trois jours, les mandants tripartites de l’institution vont plancher sur des recommandations concrètes à destination du gouvernement et des partenaires sociaux, en vue d’une sortie de crise.
Un dialogue social sous pression
Le président du HCDS, Mamadou Lamine Dianté, a ouvert les travaux en dressant un tableau préoccupant du climat social national. « Le climat social dans notre pays est depuis quelques temps très agité, principalement dans les secteurs névralgiques de l’éducation nationale et de la santé », a-t-il déclaré devant les participants.
À ces tensions sectorielles s’ajoutent des menaces de grève générale récemment formulées par plusieurs centrales syndicales de travailleurs, et ce malgré la mise en œuvre du pacte national de stabilité sociale, censé prévenir de tels bras de fer.
Trois jours pour formuler des recommandations
Placée sous le thème « Bilan d’activités de l’année 2025, formulation et adoption du programme annuel d’activités 2026 du HCDS », cette 42ème assemblée plénière se veut à la fois un exercice de bilan et un moment de projection stratégique.
Selon Mamadou Lamine Dianté, la rencontre a pour ambition de « permettre aux mandants tripartites du HCDS de mieux cerner les contours des préoccupations à l’origine des tensions sociales », afin de proposer des recommandations pertinentes et opérationnelles à l’adresse du gouvernement et des partenaires sociaux.
Le président de l’institution a rappelé que le HCDS s’est pleinement impliqué, dès le début de la crise, dans sa mission de facilitation, en vue d’un retour à la normale.
Une séance cruciale avec les syndicats prévue samedi
En marge de l’assemblée plénière, une étape décisive est programmée pour samedi : une séance d’échanges avec le G7 — le groupement des sept syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation — ainsi qu’avec l’Alliance des syndicats autonomes de la Santé, connue sous le nom d’And Gueusseum.
Ces discussions directes avec les principaux acteurs syndicaux des deux secteurs en crise constituent un moment clé du processus de médiation engagé par le HCDS, dont le rôle de facilitateur est plus que jamais sollicité dans ce contexte de tensions sociales.
