Une traque policiĂšre ultra-rapide vient de rĂ©soudre une agression diplomatiquement sensible sur la Corniche Ouest. Deux militaires de nationalitĂ© espagnole ont Ă©tĂ© la cible d’une violente tentative de braquage Ă hauteur du nouveau quai de pĂȘche de SoumbĂ©dioune. Si le principal agresseur a Ă©tĂ© interceptĂ© par les Ă©lĂ©ments du commissariat d’arrondissement du Point-E, le destin s’est chargĂ© de son complice, qui a perdu la vie dans un accident de la route quelques heures seulement aprĂšs leur forfait.
đïž 1. Une filature depuis le Terrou-Bi et une agression au tournevis
Les faits se sont dĂ©roulĂ©s le samedi 30 mai 2026. Les deux militaires espagnols venaient Ă peine de quitter l’enceinte de l’hĂŽtel Terrou-Bi Ă pied lorsque deux individus circulant Ă bord d’une motocyclette ont commencĂ© Ă les prendre discrĂštement en filature.
ArrivĂ©s au niveau du nouveau quai de pĂȘche de SoumbĂ©dioune, les malfaiteurs passent Ă l’action :
- L’attaque : Le passager de la moto met pied Ă terre et se jette brutalement sur les deux soldats. Muni d’un tournevis, il porte des coups et blesse lĂ©gĂšrement lâune des victimes.
- La fuite : Face Ă la rĂ©sistance des militaires, le duo criminel bat en retraite et s’engouffre sur sa moto avant de disparaĂźtre dans la circulation dakaroise sans avoir pu dĂ©valiser leurs cibles.
Les deux victimes ont immédiatement déposé une plainte formelle auprÚs du commissariat du Point-E pour tentative de vol en réunion commise avec violences et usage de moyen roulant.
đč 2. La vidĂ©osurveillance de la Cour SuprĂȘme parle : « Bily » tombe Ă la MĂ©dina
Pensant avoir signĂ© le crime parfait, les agresseurs ont Ă©tĂ© piĂ©gĂ©s par la technologie. Les enquĂȘteurs du Point-E ont procĂ©dĂ© Ă l’exploitation minutieuse des images des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance positionnĂ©es au niveau du rond-point de la Cour SuprĂȘme.
Les bandes visuelles ont permis d’identifier formellement l’agresseur au tournevis. Il s’agit de D. S. Fall, alias « Bily », un jeune homme de 23 ans, sans emploi et demeurant au quartier de la MĂ©dina. Cueilli Ă son domicile, « Bily » a farouchement niĂ© les faits durant son interrogatoire, malgrĂ© les preuves numĂ©riques irrĂ©futables le montrant en pleine action sur les Ă©crans des policiers. Il a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă vue.
đŁïž 3. Le complice fassois tuĂ© le lendemain dans un accident sur la VDN
En tentant de retrouver le conducteur de la moto, les limiers ont fait une dĂ©couverte macabre. Le complice de « Bily », identifiĂ© sous le nom de S. Niang, un mĂ©canicien rĂ©sidant Ă Fass, a vu sa cavale s’arrĂȘter net le dimanche 31 mai 2026, soit le lendemain de l’agression.
Alors qu’il circulait sur la Voie de DĂ©gagement Fast Track (VDN), S. Niang a Ă©tĂ© victime d’un violent accident de la circulation. Le constat d’usage a Ă©tĂ© effectuĂ© par les Ă©lĂ©ments de la Brigade de Gendarmerie de Ouakam, qui ont confirmĂ© son dĂ©cĂšs sur le coup. L’action publique s’Ă©teint donc Ă son Ă©gard, tandis que son acolyte « Bily » s’apprĂȘte Ă ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ© devant le procureur de la RĂ©publique.
