L’opposant ougandais Bobi Wine a annoncé ce samedi 14 mars avoir quitté l’Ouganda, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Recherché par les services de sécurité depuis l’élection présidentielle de janvier 2026, remportée par Yoweri Museveni pour un septième mandat controversé, le musicien et homme politique entend poursuivre son combat depuis l’étranger avant de promettre un retour « sous les yeux du monde ».


Deux mois de clandestinité, une fuite assumée

Depuis la proclamation des résultats de la présidentielle, que Bobi Wine a qualifiés de frauduleux, l’opposant vivait dans la clandestinité sur le sol ougandais. Dans sa vidéo, filmé simplement, vêtu d’une chemise noire avec un drapeau ougandais replié derrière lui, il a rendu hommage à ceux qui l’ont protégé durant ces deux mois de traque.

« C’est presque comique de penser que pendant deux mois, l’appareil sécuritaire ougandais a investi des millions d’argent public pour tenter de me retrouver et qu’ils n’y sont pas arrivés », a-t-il lancé, saluant le soutien et les prières du peuple ougandais.


Un exil temporaire, une stratégie internationale

Bobi Wine a tenu à préciser que son départ du pays ne constitue pas un abandon de la lutte. Il a décrit une sortie « brève », motivée par des « engagements importants » à l’étranger. Dans les semaines à venir, il compte rencontrer des alliés à travers le monde pour préparer la suite de son action politique.

Parmi ses objectifs déclarés : obtenir des sanctions ciblées contre le président Museveni et ses soutiens, et convaincre les pays qui financent le régime de rompre tout lien avec celui-ci. « Nous voulons que les pays qui financent sa machine répressive arrêtent et, si possible, coupent tout lien avec le régime ougandais », a-t-il affirmé.


Un retour annoncé « sous les yeux du monde »

Malgré les risques, Bobi Wine s’est engagé à rentrer en Ouganda. Il a promis que ce retour se ferait publiquement, à la vue de la communauté internationale, dans ce qu’il présente comme une étape supplémentaire de sa lutte pour la liberté et la démocratie.

« Au bon moment, je reviendrai pour continuer le combat », a-t-il assuré, rejetant toute légitimité aux poursuites dont il fait l’objet. « Après tout, je n’ai commis aucun crime. Se présenter à la présidence n’est pas un crime », a-t-il conclu, dénonçant une nouvelle fois ce qu’il appelle « l’usurpation de la volonté du peuple ougandais » par Yoweri Museveni.

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