Le rideau est tombé sur les auditions des candidats au Secrétariat général des Nations Unies à New York. Macky Sall, dernier à passer ce mercredi 22 avril, a clôturé le cycle des « dialogues interactifs ». Si une partie de la presse salue une prestation de haut vol, d’autres quotidiens soulignent les failles d’une candidature qui ne fait pas l’unanimité.


I. LA VISION : « RESTAURER LA CONFIANCE »

Face aux représentants des 193 États membres, Macky Sall a décliné sa profession de foi pour l’organisation qui devra changer de tête le 1er janvier 2027.

  • Une ONU réconciliée : Selon Le Soleil et L’Observateur, l’ancien président sénégalais a misé sur une vision ambitieuse pour une ONU « réconciliée avec ses principes » face à des crises mondiales systémiques. Son crédo : restaurer la confiance envers une institution souvent jugée impuissante.
  • Les quatre piliers : Le Quotidien rapporte que M. Sall a promis de se porter garant de la paix, de la sécurité internationale, de la protection des droits humains et de la promotion du développement.
  • L’atout de l’expérience : Pour Les Échos, Macky Sall a passé son grand oral « haut la main », estimant que son parcours est un « atout majeur ». Un sentiment partagé par L’As qui affirme que l’ancien chef de l’État a tout simplement « le profil de l’emploi ».

II. LE DÉFI DE LA RÉALITÉ : UNE CANDIDATURE ATYPIQUE

Derrière l’éclat des projecteurs new-yorkais, certains journaux pointent les zones d’ombre de cette campagne.

  • L’absence d’adoubements majeurs : Sud Quotidien rappelle que Macky Sall joue sa partition sans l’appui officiel du Sénégal, ni celui de l’Union africaine. Rappelons que c’est le Burundi qui a officiellement porté sa candidature. Le journal décrit une « position délicate » entre soutiens politiques et critiques persistantes.
  • L’obstacle de la neutralité : Le quotidien Yoor Yoor se montre particulièrement incisif. Pour cette publication, l’ambition de Macky Sall se heurte au « principe de réalité ». Le journal évoque un discours « trop conventionnel » et une difficulté à transformer une autorité naturelle en cette neutralité diplomatique indispensable pour diriger l’ONU.

III. UN MATCH À QUATRE

L’ancien président du Sénégal termine ce cycle d’auditions face à trois autres poids lourds mondiaux :

  1. Michelle Bachelet (Chili – Ancienne Présidente et Haut-commissaire aux droits de l’homme).
  2. Rafael Grossi (Argentine – Directeur de l’AIEA).
  3. Rebeca Grynspan (Costa Rica – Secrétaire générale de la CNUCED).

Comme le souligne WalfQuotidien, Macky Sall a porté le « dernier coup de marteau sur le clou » de ces auditions. La décision finale appartient désormais au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale.

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