L’affaire secoue les milieux judiciaires et sociétaux à Dakar. Déférée au parquet de Dakar en compagnie de son compagnon R. S. Guissé et de deux ressortissants nigérians, F. B. Guèye, fille de Mame Makhtar Guèye (vice-président de l’organisation islamique Jamra), se retrouve au centre d’une enquête tentaculaire instruite par la Brigade de recherches de Faidherbe.

Les suspects font face à de lourdes charges présumées : association de malfaiteurs, détention et usage de cocaïne, trafic international de stupéfiants et actes contre nature.

🕵️‍♂️ 1. L’infiltration de la Brigade de recherches de Faidherbe

L’affaire tire son origine d’un renseignement opérationnel signalant qu’F. B. Guèye consommait régulièrement de la cocaïne et entretenait des contacts suivis avec des réseaux d’approvisionnement.

Pour recouper ces informations, la Brigade de recherches de Faidherbe a déployé un dispositif d’infiltration et de surveillance étalé sur plusieurs jours :

  • L’intermédiaire sous contrôle : Une proche de la suspecte a été approchée par les gendarmes pour servir d’intermédiaire et passer une première commande de test.
  • Le piège nocturne : Une transaction a été planifiée entre 2h et 3h du matin dans le secteur de Diamalaye, en marge d’une soirée en appartement meublé et boîte de nuit.
  • L’arrestation : Lors de l’intervention, les gendarmes ont découvert environ un gramme de cocaïne dans le sac à main d’F. B. Guèye.

🔗 2. Du compagnon aux fournisseurs nigérians : l’effet domino

Une fois interpellée, la jeune femme a accepté de coopérer avec les enquêteurs. Les gendarmes lui ont demandé de recontacter son compagnon, R. S. Guissé (présenté comme le fils d’un universitaire de l’UCAD), pour organiser une nouvelle livraison.

  1. Le rôle du compagnon : Sous la supervision des gendarmes, R. S. Guissé a passé commande le 15 juillet vers 17h auprès de son fournisseur présumé, K. M. O., un ressortissant nigérian.
  2. Géolocalisation et arrestation : Embarqué dans un véhicule banalisé, R. S. Guissé a guidé les gendarmes jusqu’au lieu de rendez-vous près d’une pharmacie où K. M. O. a été arrêté.
  3. Le second fournisseur pincé à Dieuppeul : Bien que sans drogue sur lui, K. M. O. a accepté de piéger son propre fournisseur, M. N., un autre ressortissant nigérian, interpellé à son tour lors d’un rendez-vous fixé à Dieuppeul.

📱 3. Vidéos intimes, proposition de plan à trois et aveux sur la drogue

L’exploitation numérique du téléphone portable d’F. B. Guèye a révélé d’autres éléments versés au dossier par les enquêteurs :

Contenus intimes et messages : Les gendarmes y ont découvert des vidéos à caractère pornographique (dans lesquelles la suspecte n’apparaît pas) ainsi que des échanges montrant que son compagnon cherchait à recruter une seconde femme pour un projet de relation sexuelle à plusieurs. Lors de son audition, F. B. Guèye a affirmé que ce projet de son compagnon n’avait jamais abouti et a nié toute participation à de tels actes.

Concernant sa consommation de stupéfiants, F. B. Guèye a reconnu face aux enquêteurs avoir débuté la consommation de cocaïne environ trois mois auparavant, tout en admettant un usage de drogues remontant à l’année 2023. Le dossier a été transmis au parquet de Dakar en vue de l’ouverture d’une information judiciaire.

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