Touré Fass, Sénégal — Le village de Touré Fass, situé dans la commune de Darou Marnane (région de Louga), est plongé dans l’effroi et la consternation. Ce mardi 15 septembre 2026, une dame identifiée sous le nom de Nd. F. Dieng a commis un acte d’une violence inouïe : elle a poignardé le fils de sa coépouse et ses propres jumeaux, avant de retourner l’arme contre elle-même et d’incendier la pièce. Le bilan provisoire fait état de deux enfants morts et deux blessés graves.
Le récit d’une scène d’horreur à huis clos
D’après les détails révoltants rapportés par L’Observateur, la mise en cause a scrupuleusement guetté l’absence de son époux et de sa coépouse pour passer à l’acte. Seule dans la concession, elle a rejoint les trois enfants, tous âgés de 3 ans, qui jouaient paisiblement dans la chambre parentale. Armée d’un couteau, Nd. F. Dieng s’est enfermée à clef à l’intérieur de la pièce avec les victimes.
La suspecte s’est d’abord attaquée au fils de sa coépouse, qu’elle a attrapé avant de l’égorger. Elle s’est ensuite retournée contre ses propres jumeaux, leur assénant deux coups de poignard chacun. Alors que les trois jeunes enfants baignaient dans leur sang sur le sol, la mère s’est enfoncé la lame dans l’abdomen pour s’éventrer, avant d’allumer un incendie dans la chambre close.
La découverte du drame et le bilan humain
Ce sont les odeurs de brûlé et les denses fumées s’échappant de la pièce qui ont alerté les villageois. Pensant intervenir sur un simple départ de feu, les riverains ont forcé la porte d’entrée pour découvrir une scène macabre : quatre corps gisants dans une mare de sang au milieu des flammes.
Les secours communautaires se sont rapidement organisés pour évacuer en urgence les victimes vers le district sanitaire de Darou Marnane :
- Le fils de la coépouse, égorgé sur le coup, a vu son corps déposé à la morgue.
- Les jumeaux et la mère présumée meurtrière ont été transférés d’urgence vers l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba.
- L’un des jumeaux a malheureusement succombé à ses blessures quelques instants après son admission à l’hôpital de Touba.
Enquête de gendarmerie et thèse des troubles mentaux
La brigade de gendarmerie de Darou Marnane a immédiatement ouvert une enquête judiciaire pour faire la lumière sur cet effroyable infanticide. Les gendarmes restent pour l’heure suspendus à l’évolution de l’état de santé de Nd. F. Dieng, actuellement admise en soins intensifs dans un état critique.
Alors que l’émotion reste vive dans la localité, plusieurs proches interrogés par L’Observateur avancent que la mise en cause ne jouirait pas de la totalité de ses facultés mentales et souffrirait de troubles psychiatriques depuis plusieurs mois. Une explication accueillie avec prudence par les enquêteurs, qui attendent les expertises médicales et psychiatriques officielles pour établir le mobile exact et les circonstances précises du drame.
