📰 « Le président doit prendre ses responsabilités » : Abdou Mbow évoque une suspension de l’Assemblée en cas de rejet de la LFR — Une lecture personnelle des pouvoirs exceptionnels, qui reste à confronter au texte de la ConstitutionDans l’émission « L’Invité de MNF », le député Abdou Mbow appelle le président de la République à utiliser ses pouvoirs exceptionnels si l’Assemblée rejette la loi de finances rectificative. Il estime que le chef de l’État pourrait suspendre l’Assemblée en attendant de pouvoir la dissoudre.Dans l’émission « L’Invité de MNF », le député Abdou Mbow a appelé le président de la République à « prendre ses responsabilités » face à l’éventualité d’un rejet de la loi de finances rectificative (LFR).Selon son interprétation des pouvoirs exceptionnels, le chef de l’État pourrait suspendre le fonctionnement de l’Assemblée nationale en attendant de pouvoir la dissoudre.Le raisonnement du député : un rejet qui bloquerait le paysAbdou Mbow présente la perspective d’un rejet de la LFR comme une situation susceptible de bloquer le pays. Il affirme : « Quand l’Assemblée nationale dit qu’elle veut rejeter la LFR, le pays est bloqué. »Selon lui, cette menace sur le fonctionnement des institutions justifie que le président envisage le recours aux pouvoirs exceptionnels.Dissolution exclue, suspension évoquéeLe député reconnaît l’interdiction de dissoudre l’Assemblée dans le cadre qu’il évoque. Il soutient néanmoins qu’une suspension de son fonctionnement resterait possible : « Tu ne peux pas dissoudre l’Assemblée, mais tu peux suspendre l’Assemblée nationale. »Pour appuyer cette distinction, il invoque la possibilité pour le président de prendre « toute mesure ». Selon sa lecture, la mention explicite de l’interdiction de dissolution n’exclut pas une suspension de l’activité parlementaire.Une mesure transitoire, un calendrier ouvertIl présente cette suspension comme une mesure transitoire, dans l’attente d’une éventuelle dissolution. Le président pourrait, selon lui, « suspendre le fonctionnement de l’Assemblée nationale jusqu’à ce qu’il ait la possibilité de la dissoudre ».Il cite le mois de décembre, tout en précisant que le chef de l’État pourrait agir plus tard : « Il peut la dissoudre en décembre, comme il peut la dissoudre après. Parce que ça dépend de lui. »Une interprétation qui reste à confronter au texteCes propos traduisent la position défendue par le député : face au blocage budgétaire qu’il redoute, le président devrait faire usage des pouvoirs exceptionnels.La possibilité de suspendre l’Assemblée et le calendrier de dissolution évoqués relèvent toutefois de l’interprétation du député des dispositions auxquelles il fait référence. Cette lecture n’a pas, à ce stade, été confirmée par les autorités.
