Nouveau coup de tonnerre dans l’enquête tentaculaire menée par la Brigade de recherches de Keur Massar. Le réseau, déjà affaibli par une série d’aveux, vient d’être éclaboussé par une nouvelle interpellation de taille : celle de Souleymane Fatou Ndao, agent de la chaîne religieuse Malikia TV. Il devient le sixième professionnel des médias impliqué dans ce scandale aux ramifications criminelles et sanitaires sans précédent.
Keur Massar, Sénégal – L’enquête pilotée depuis février dernier par les gendarmes franchit un nouveau palier de gravité. Ce qui n’était au départ qu’une affaire de mœurs se transforme en un séisme social touchant les sphères les plus inattendues de la société sénégalaise.
Les aveux : Le « moteur » des nouvelles arrestations
Selon les révélations du quotidien Libération ce jeudi 23 avril 2026, l’arrestation de Souleymane Fatou Ndao ne doit rien au hasard. Elle est le résultat direct de la stratégie de « domino » adoptée par les enquêteurs :
- Déclencheur : Un partenaire présumé du chanteur Djibril Dramé, déjà écroué, est passé aux aveux complets.
- Le lien : Lors de son audition, ce suspect a livré des détails précis sur ses relations intimes avec l’agent de Malikia TV, permettant ainsi aux gendarmes de procéder à son interpellation immédiate.
- Le mobile : Souleymane Fatou Ndao a été « rattrapé » par la trace numérique et les témoignages concordants de ses liens avec les têtes de pont du réseau.
Six agents de médias désormais sous les verrous
L’implication de Souleymane Fatou Ndao porte à six le nombre de professionnels du secteur de l’information et de la communication arrêtés dans ce dossier. Cette statistique jette une lumière crue sur l’infiltration du réseau dans des milieux censés être des vecteurs de valeurs et d’éthique, particulièrement au sein d’une chaîne à vocation religieuse.
Rappel des charges : Un dossier « Hors Normes »
Pour rappel, les 75 personnes désormais impliquées dans cette affaire font face à un cocktail de charges d’une exceptionnelle gravité :
- Association de malfaiteurs.
- Actes contre-nature avec transmission volontaire du VIH/Sida.
- Mise en danger de la vie d’autrui.
- Blanchiment de capitaux.
- Trafic de drogue.
La Brigade de recherches de Keur Massar, forte des aveux obtenus ces dernières 48 heures, ne compte pas s’arrêter là. D’autres noms circulent déjà et de nouvelles interpellations sont attendues dans les prochaines heures entre Dakar, Saly et la banlieue.
