Le dossier piloté par la Brigade de recherches de Keur Massar prend une tournure de plus en plus sombre. Entre l’interpellation spectaculaire du Dr Serigne Mourtalla Gueye à l’AIBD, l’ingestion de substances suspectes et les révélations explosives d’Abdourahmane Diarra sur des pratiques de partouzes impliquant Asse Dione, l’enquête révèle un réseau aux ramifications insoupçonnées.
Dakar, Sénégal – C’est un véritable séisme qui secoue le corps médical et le milieu artistique. Selon les informations exclusives du quotidien Libération, le Dr Serigne Mourtalla Gueye, chef du service de la transfusion sanguine au Centre national de transfusion sanguine (CNTS), a été arrêté dans des conditions dignes d’un film à suspense alors qu’il rentrait de Paris via Casablanca.
Une tentative de soustraction par le « sommeil » ?
Sous le coup d’une opposition de sortie du territoire depuis le 27 mars, le médecin a été cueilli dès sa descente d’avion. Dans un geste désespéré pour échapper aux enquêteurs, il aurait ingéré le contenu d’une bouteille étiquetée « Rodman », provoquant chez lui un état de somnolence profonde immédiat.
Les analyses effectuées par la Cellule anti-trafic ont confirmé la présence d’opium et de THC (cannabis) dans son organisme. Face à l’inquiétude légitime, la direction du CNTS a tenu à rassurer : « La sécurité du sang au Sénégal demeure pleinement garantie », isolant cet écart de conduite de la responsabilité professionnelle du praticien.
Les aveux d’Abdourahmane Diarra : Le système « Asse Dione » mis à nu
Pendant ce temps, à Mbacké, les langues se délient. Abdourahmane Diarra Ndiaye, déjà sous les verrous, a livré des aveux accablants lors de sa garde à vue prolongée. Il a non seulement confirmé sa « relation officielle » avec le chanteur religieux, mais a surtout impliqué directement Asse Dione dans l’organisation de partouzes (pratiques sexuelles collectives).
Diarra a détaillé aux enquêteurs l’usage systématique de drogues pour « doper » les performances sexuelles lors de ces rencontres. Ce cocktail de stupéfiants et de pratiques contre-nature semble être le socle d’un réseau dont Pape Cheikh Diallo serait l’un des piliers centraux.
Une accélération judiciaire imminente
Le dossier franchit une étape cruciale ce mardi avec la présentation d’Abdourahmane Diarra Ndiaye devant le juge d’instruction. Les enquêteurs de Keur Massar, forts de ces nouveaux éléments matériels et de ces aveux, cherchent désormais à identifier d’autres complices au sein de cette spirale infernale qui mêle célébrité, santé publique et criminalité.
