Dakar, 2 mars 2026. L’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar dans l’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo connaît un tournant décisif. Un inculpé, extrait de prison et séropositif, a procédé à un déballage complet lors de son audition au fond, livrant l’identité de nombreux présumés partenaires. À ce jour, 33 personnes ont déjà été interpellées, et de nouvelles arrestations seraient imminentes.
Une enquête qui s’emballe : 33 arrestations et ce n’est pas fini
Ce qui semblait être une affaire circonscrite prend désormais les proportions d’un vaste réseau aux ramifications multiples. La Brigade de recherches de Keur Massar, à la manœuvre depuis le début des investigations, a franchi un cap décisif avec les aveux d’un acteur clé du dossier.
Au total, au moins 33 personnes ont été interpellées à ce stade de la procédure, un chiffre appelé à croître sensiblement au vu des révélations obtenues lors des dernières auditions.
Le « grand déballage » : un inculpé séropositif brise le silence
Des aveux en cascade
Extrait de sa cellule pour être entendu au fond par les enquêteurs, un inculpé porteur du VIH a choisi de tout révéler. Lors de cette audition déterminante, il a dénoncé l’identité de nombreux présumés partenaires, dont des personnalités connues du grand public ainsi qu’un policier de la circulation, ouvrant la voie à une nouvelle vague d’interpellations.
Des célébrités dans le viseur
Parmi les profils mis en cause figurent des noms déjà identifiés par l’opinion publique, notamment l’animateur Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé. Mais le réseau présumé ne s’arrêterait pas là : des agents commerciaux, des individus se présentant comme marabouts, ainsi que des influenceurs — dont Saliou Mbaye, alias Zale Mbaye — seraient également cités dans les aveux recueillis.
Des charges d’une extrême gravité
Les suspects identifiés dans ce dossier font face à un arsenal de charges particulièrement lourd :
- Association de malfaiteurs
- Actes contre-nature
- Transmission volontaire du VIH
- Trafic de drogue
- Blanchiment de capitaux
La conjonction de ces infractions, si elles sont confirmées par l’instruction judiciaire, expose les mis en cause à des peines sévères. La transmission volontaire du VIH, en particulier, constitue une infraction pénale grave en droit sénégalais.
Un réseau aux ramifications insoupçonnées
Ce qui frappe dans ce dossier, c’est l’hétérogénéité des profils impliqués : célébrités médiatiques, forces de l’ordre, figures religieuses autoproclamées et influenceurs numériques. Un spectre large qui témoigne, selon les enquêteurs, d’une organisation bien structurée opérant à plusieurs niveaux de la société sénégalaise.
L’instruction judiciaire est toujours en cours. De nouvelles arrestations pourraient intervenir dans les prochaines heures au fur et à mesure que les vérifications menées sur la base des aveux obtenus avancent.
