L’horreur a encore frappé le cœur de Dakar. Dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 avril 2026, un violent incendie s’est déclaré au marché Sandaga. Les flammes ont principalement ravagé la zone occupée par les commerçants peulhs, causant des dégâts matériels incalculables et ravivant la colère contre la gestion précaire des marchés urbains au Sénégal.
Dakar, Sénégal – Le réveil est brutal pour les commerçants de Sandaga. Ce haut lieu du négoce dakarois a une nouvelle fois été la proie d’un incendie dévastateur.
🔥 Un brasier incontrôlable dans une zone dense
Le sinistre s’est déclaré au milieu de la nuit, facilitant sa propagation rapide :
- Zone touchée : Le feu a pris naissance dans le secteur où les commerçants peulhs tiennent leurs étals, une zone caractérisée par une forte densité de marchandises.
- Facteurs aggravants : La présence massive de matériaux inflammables et l’étroitesse des passages ont compliqué l’intervention des secours.
- Panique nocturne : Les riverains et les commerçants accourus sur les lieux ont assisté, impuissants, à la destruction de leurs outils de travail.
🔌 Les maux habituels : Insécurité et négligence
Ce nouvel incendie repose la question de la sécurité dans nos marchés. Comme souvent, plusieurs causes sont pointées du doigt :
- Installations électriques précaires : Les branchements « araignées » restent la menace numéro un.
- Absence de prévention : Le manque de bouches d’incendie fonctionnelles et l’absence de couloirs de circulation sécurisés empêchent une réaction efficace.
- Vétusté : Sandaga, malgré son importance historique et économique, souffre d’un manque criant de modernisation.
🗣️ Le cri du cœur pour une réforme structurelle
Sur place, les observateurs et les victimes ne cachent plus leur exaspération. Pour beaucoup, il ne s’agit plus d’une fatalité mais d’une faillite de gestion :
« Tant que l’on ne réglemente pas les marchés de type sénégalais en instaurant une direction fonctionnelle, un responsable de la sécurité et de l’hygiène, et en imposant des normes strictes, on assistera toujours à ce fléau », alerte un témoin de la scène.
Les commerçants demandent aujourd’hui des comptes aux autorités municipales et étatiques, exigeant une véritable professionnalisation de la gestion des marchés pour arrêter cette série noire.
