#Arachide #Économie #Agriculture #Export
Le Collectif des acteurs de la filière arachidière sénégalaise (CAFAS) hausse le ton. Face aux difficultés croissantes rencontrées par les exportateurs, il demande la suppression immédiate de la taxe de 40 francs CFA par kilogramme d’arachide décortiquée et la publication urgente d’une circulaire officialisant le démarrage effectif de la campagne d’exportation.
Lors d’un point de presse tenu mardi, Cheikh Ahmadou Bamba Fall, membre du collectif, a dénoncé une politique jugée pénalisante pour l’ensemble de la chaîne de valeur.
« Le gouvernement a fixé un prix du kilogramme d’arachide supérieur de 55 francs CFA au prix du marché mondial, auquel s’ajoute une taxe de 40 francs CFA à l’exportation », a-t-il expliqué.
Selon le CAFAS, cette double contrainte constitue une barrière majeure à la compétitivité de l’arachide sénégalaise sur le marché international, rendant les exportations moins attractives pour les acheteurs étrangers.
Une taxe jugée asphyxiante
Pour les acteurs de la filière, le maintien de cette taxe fragilise sérieusement l’activité, avec des répercussions directes sur les producteurs, les collecteurs, les exportateurs et les emplois qui en dépendent. Le collectif plaide ainsi pour sa suppression pure et simple, afin de redonner de l’oxygène à un secteur stratégique de l’économie rurale.
L’urgence d’un calendrier clair
Au-delà de la fiscalité, le CAFAS appelle également les autorités de tutelle à fixer un calendrier précis pour l’ouverture des exportations, afin de permettre aux partenaires étrangers de se positionner rapidement sur l’achat de l’excédent de la production nationale.
Cheikh Ahmadou Bamba Fall met en garde contre les conséquences sociales d’un blocage prolongé :
« La non-exportation de l’arachide risque d’entraîner la perte de nombreux emplois et d’affecter directement des pères de famille qui vivent de cette activité. »
Les limites de la Sonacos pointées
Le collectif souligne enfin que la SONACOS ne dispose pas de capacités suffisantes de stockage et de trituration pour absorber l’ensemble de la production nationale. Une situation qui rend, selon lui, l’exportation indispensable pour éviter des surplus non écoulés et une crise au sein de la filière.
À travers cet appel, les acteurs de l’arachide pressent l’État d’agir rapidement, afin de sauvegarder un secteur vital pour l’économie et l’emploi rural au Sénégal.
