L’Assemblée nationale entend jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre des “réformes globales” annoncées pour 2026, en misant sur un suivi renforcé et un contrôle rigoureux des politiques publiques. C’est l’assurance donnée, lundi, par son président, Malick Ndiaye, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an.
Selon lui, l’année écoulée a été marquée par des réformes internes de l’institution parlementaire et par la gestion des urgences de l’exécutif. L’année en cours, en revanche, sera celle des grandes réformes structurelles du pays, avec une priorité accordée à l’évaluation et au contrôle de l’action publique.
Dans cette dynamique, Malick Ndiaye a annoncé la mise en place de nouveaux outils de travail, traduisant la volonté de l’Assemblée nationale de dépasser le simple cadre normatif pour s’inscrire dans une logique d’action opérationnelle et de vision stratégique clairement assumée.
Le président de l’institution parlementaire a réaffirmé son ambition de bâtir une Assemblée nationale moderne, influente et crédible, proche des citoyens et moteur de transformation démocratique. Cette ambition repose, selon lui, sur un travail parlementaire rigoureux, innovant et performant, garant de la transparence, de la redevabilité démocratique et de l’efficacité de l’action publique.
Il a également salué le climat de responsabilité observé au sein de l’hémicycle, au-delà des divergences politiques. Le respect du débat démocratique, la recherche constante de l’intérêt général et l’attachement aux valeurs républicaines auraient, selon lui, renforcé la crédibilité de l’institution.
Malick Ndiaye estime que cette maturité institutionnelle constitue un signal fort adressé au peuple sénégalais et témoigne de la capacité collective des députés à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes.
Dans un contexte national marqué par une forte attente de renouveau institutionnel, de rigueur dans la gestion publique et de justice sociale, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’institution occupe une place centrale dans l’architecture démocratique du pays. Une responsabilité qui impose, selon lui, d’être à la hauteur de la confiance renouvelée des citoyens.
L’Assemblée nationale s’est ainsi engagée dans une transformation profonde afin de devenir une institution plus moderne, plus responsable et plus proche du peuple. Des réformes majeures ont déjà été engagées au cours de l’année écoulée, guidées par une volonté de modernisation, de transparence et d’efficacité.
Parmi les innovations citées figurent l’installation d’un système de vote électronique fiable, la mise en place d’une salle de serveurs répondant aux exigences de la modernisation numérique, ainsi que la gestion électronique des documents permettant la numérisation des archives de la bibliothèque parlementaire.
À cela s’ajoute l’acquisition d’un progiciel de gestion intégrée (ERP), destiné à améliorer la collaboration et la transparence entre les services des ressources humaines, de la paie et des finances. Le lancement d’un site Internet moderne est également annoncé, en attendant la mise en service prochaine d’un outil de travail collaboratif dont les tests ont été jugés concluants, dans la perspective d’une Assemblée nationale entièrement digitalisée.
