La crise institutionnelle monte d’un cran au Sénégal. Dans un communiqué officiel publié ce dimanche 31 mai 2026, le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes est sorti du silence pour exprimer sa « profonde indignation » suite aux procédures judiciaires ciblant ses députés. En ligne de mire : les convocations de la Gendarmerie visant les parlementaires Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna, ainsi que l’irruption spectaculaire des forces de l’ordre au sein même de l’hémicycle.

L’enceinte de l’Assemblée nationale violée ?

Le communiqué de la majorité parlementaire revient avec gravité sur les événements électriques survenus à la suite de la plénière historique du mardi 26 mai. Le groupe PASTEF dénonce formellement :

  • Une tentative d’interpellation in situ : Des éléments de la Section de Recherches (SR) ont tenté d’interpeller le député Cheikh Bara Ndiaye dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale.
  • Un timing contesté : Cette opération est intervenue quelques minutes seulement après la clôture de la séance plénière, alors que l’institution est en pleine session ordinaire.

Pour les députés de la majorité, cet acte constitue un précédent inacceptable et une agression caractérisée contre le siège du pouvoir législatif.

Le rappel à l’ordre constitutionnel : Les articles 61 et 60 brandis

Face à ce qu’il qualifie de dérive, le groupe parlementaire a tenu à rappeler l’appareil légal qui protège les représentants du peuple :

« Les députés bénéficient d’une protection constitutionnelle spécifique encadrée par l’article 61 de la Constitution et l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Toute mesure coercitive ou restrictive de liberté doit impérativement respecter les dispositions constitutionnelles et légales en vigueur. »

Tout en reconnaissant que les députés restent soumis aux lois de la République et peuvent être entendus dans le cadre d’une procédure régulière, la direction du groupe exige le strict respect des protocoles liés à la levée de l’immunité parlementaire.

L’accusation d’une « instrumentalisation de la justice »

À travers cette charge médiatique, le camp d’Ousmane Sonko envoie un avertissement direct au président Bassirou Diomaye Faye et au ministre de l’Intérieur. Le texte met en garde sans ambiguïté contre toute « instrumentalisation de la justice ou des forces de défense et de sécurité à des fins d’intimidation politique. »

Pour PASTEF, ces manœuvres judiciaires simultanées contre Bara Ndiaye (affaire Ecobank) et Guy Marius Sagna (critiques contre le Premier ministre) ne sont rien d’autre qu’une tentative de restriction de la liberté d’opinion et d’expression des élus du peuple.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PLUS D'ACTUALITÉS

Takku Wallu Sénégal défend la candidature de Macky Sall à l’ONU : plaidoirie contre le scepticisme politique

Me Aïssata Tall Sall critique l’absence de soutien de Dakar et invoque l’intérêt national face aux précédents diplomatiques Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a porté la contre-attaque face aux

CAN 2025 : les Lions frappent fort et glacent la concurrence dès l’entrée en lice

Les Lions de la Téranga ont envoyé un message clair à toute l’Afrique. En dominant le Botswana (3-0) lors de la première journée de la phase de groupes de la

À LA UNE DE LIBÉRATION : Évasion rocambolesque avortée pour « Mara milliardaire » et contre-attaque frontale d’Ousmane Sonko !

AFFAIRE « MARA MILLIARDAIRE » : Une évasion à la Michael Scofield avortée ! Le quotidien Libération consacre son titre principal à une tentative d’évasion spectaculaire qui a secoué le