Rien ne va plus au sein de la section Pastef-France, où les lignes de fracture entre « Sonkoïstes » et « Diomayistes » commencent à apparaître au grand jour. Écarté du tout nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alhaminou Lô, l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une violente polémique interne. Selon des révélations fracassantes du quotidien Les Échos, une bonne frange des militants de la diaspora le soupçonne d’agir comme une « taupe » infiltrée pour le compte du Chef de l’État dans le premier cercle d’Ousmane Sonko.

📉 Un faux semblant de loyauté au premier rang

Les doutes se sont cristallisés lors d’une séquence publique hautement politique :

  • La mise à l’écart : Non reconduit le 1er juin dernier dans l’équipe ministérielle, Alioune Sall avait pourtant fait le choix stratégique de s’afficher au premier rang lors de la conférence de presse animée par Ousmane Sonko, au lendemain de la nomination d’Alhaminou Lô.
  • Le jeu des apparences : Si cette présence laissait présager un ralliement inconditionnel au « Patriote en chef », les militants de la base, particulièrement en France, n’ont pas mordu à l’hameçon. Ils y ont plutôt vu une manœuvre de façade pour dissimuler un allégeance exclusive et exclusive au Président Bassirou Diomaye Faye.

⚔️ Le veto catégorique de Pastef-France

Ancien coordinateur de la section Pastef-France et ancien député de la diaspora avant son entrée éphémère au gouvernement en 2024, Alioune Sall fait face à une véritable fronde de ses anciens camarades de terrain.

« Une bonne frange des Pastéfiens de France le considère comme un pro-Diomaye invétéré. Ces derniers, qui n’ont aucune confiance en lui, sont persuadés que c’est une taupe dans le cercle restreint du leader de Pastef », rapporte le quotidien Les Échos.

La rupture semble consommée : les responsables de Pastef-France rejettent catégoriquement l’idée de voir l’ancien ministre reprendre les rênes de la structure à Paris. Une position radicale qui comporte toutefois une seule nuance de taille : la base se pliera si, et seulement si, Ousmane Sonko décide de leur imposer sa réintégration par la force hiérarchique.

📑 L’analyse de SAMI24TV : Les prémices d’une guerre de positionnement

Cette affaire met en lumière les tensions latentes qui secouent le parti au pouvoir depuis le remaniement ministériel majeur et l’installation d’Ousmane Sonko au Perchoir de l’Assemblée nationale. Alors que le président du parti a vigoureusement rappelé à l’ordre ses cadres contre l’opportunisme lors du Congrès de Diamniadio, la traque interne des « courants » et des loyautés partagées risque de fragiliser les structures décentralisées du parti, notamment au sein d’une diaspora historiquement hyper-active et très vigilante.

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