Dakar, 10 mars 2026. La Direction des Investigations Criminelles (DIC) frappe fort. Les enquêteurs ont mis au jour et démantelé deux groupes WhatsApp aux contenus sordides, baptisés « Nekh Nekh » et « No Limit », comptant près de 500 membres et spécialisés dans les appels vidéos érotiques tarifés, les rencontres sexuelles filmées et le chantage. Un Gambien, Mamadou Lamine Seidy Ba dit Nazir, se trouve au centre du réseau. Selon Libération, l’artiste Ouzin Keïta, arrêté dans le cadre de cette même opération, évoque un viol collectif dont il aurait été victime et affirme que son dernier rapport sexuel avec un homme remonte à deux ans.

Deux groupes WhatsApp, 500 membres, un réseau organisé

Des contenus sordides à grande échelle

L’ampleur du réseau mis au jour par la DIC est saisissante. Les enquêteurs ont saisi deux groupes WhatsApp aux contenus explicites et criminels, rassemblant près de 500 membres. Ces plateformes servaient de cadre organisé pour :

  • Des appels vidéos érotiques tarifés
  • Des rencontres sexuelles filmées
  • Des cas de chantage à caractère sexuel

Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, proxénétisme, transmission volontaire du VIH, chantage à caractère sexuel et escroquerie — un arsenal de charges qui illustre l’étendue des activités criminelles du réseau.

Retrouvés en caleçon, baumes et lubrifiants à portée

La scène décrite par Libération lors de l’interpellation est éloquente. Les mis en cause ont été retrouvés dans un appartement « collés-serrés les uns aux autres et en caleçon », avec à leur côté des baumes « lèvres roses » et des tubes de lubrifiant — des éléments saisis comme preuves matérielles par les enquêteurs.


Un Gambien au centre du réseau

Mamadou Lamine Seidy Ba, dit Nazir, ressortissant gambien, est présenté comme la cheville ouvrière du réseau. Sa mise en cause a conduit les enquêteurs à préparer une information judiciaire et une délégation judiciaire qualifiées d’« explosives » par Libération, laissant présager de nouvelles révélations et interpellations dans les prochains jours.


Ouzin Keïta se dit victime d’un viol collectif

Arrêté en même temps que 14 autres personnes dans le cadre de ce dossier, l’artiste Ouzin Keïta a tenu des propos surprenants lors de son audition. Il a déclaré aux enquêteurs avoir été victime d’un viol collectif à la Cité Fadia, tout en affirmant que son dernier rapport sexuel avec un homme remontait à deux ans. Des déclarations qui complexifient encore davantage un dossier déjà tentaculaire.

Par ailleurs, Libération révèle que certains mis en cause s’envoyaient mutuellement des vidéos de leurs propres ébats, constituant ainsi un fonds de preuves numérique que les enquêteurs ont pu exploiter.


Comment le nom de Pape Cheikh Diallo s’est invité dans ce dossier

Selon Libération, le dossier de la DIC présente des connexions avec l’affaire Pape Cheikh Diallo, dont les contours exacts seront détaillés en page 3 du quotidien. Une convergence entre plusieurs affaires qui dessine peu à peu les contours d’un réseau aux ramifications plus larges que prévu.

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