Dakar, Sénégal. Ciblé par des rumeurs et des propos injurieux circulant sur les réseaux sociaux, le correspondant de France 24 au Sénégal, Elimane Ndao, a officiellement saisi la Division spéciale de cybersécurité (DSC), rattachée à la Direction de la Police judiciaire. Le journaliste dit avoir formellement identifié au moins quatre personnes à l’origine des contenus qu’il juge diffamatoires, et prévient qu’il n’en restera pas là.
Une plainte déposée contre « au moins quatre personnes identifiées »
Dans une déclaration publique, Elimane Ndao a annoncé avoir enregistré une plainte auprès de la DSC contre des individus qu’il accuse d’avoir propagé des « informations fausses, grossières et graves » assorties d’« injures infamantes » à son égard sur les plateformes numériques.
Le journaliste a tenu à souligner que les personnes visées ne sont pas anonymes : elles seraient d’ores et déjà formellement identifiées par ses soins, ce qui laisse présager des suites judiciaires concrètes et rapides.
Un avertissement clair aux potentiels relayeurs
Tolérance zéro affichée
Le correspondant de France 24 a adopté une posture ferme et déterminée. Dans sa déclaration, il prévient sans ambiguïté qu’il est prêt à se présenter « dès demain » devant les enquêteurs pour déposer de nouvelles plaintes si d’autres internautes venaient à relayer les mêmes rumeurs.
Un message sans équivoque adressé à quiconque serait tenté de s’approprier ou de partager les contenus litigieux, quelle que soit la plateforme utilisée.
Genèse de l’affaire : une polémique partie de Seneweb
Le déclencheur
La controverse trouve son origine dans une publication de Seneweb faisant état du démantèlement d’un réseau présumé homosexuel par la Brigade de recherches de Faidherbe. L’article mentionnait l’implication présumée d’un journaliste officiant pour une chaîne internationale et se trouvant à l’étranger au moment des faits.
Le nom d’Elimane Ndao jeté en pâture
À la suite de cette publication, des internautes ont spontanément associé le nom du correspondant de France 24 à cette affaire sensible, sans apporter la moindre preuve tangible. C’est cette mise en cause publique, jugée attentatoire à son honneur et à sa réputation, qui a conduit Elimane Ndao à saisir les autorités compétentes.
La DSC, bras armé de la lutte contre la cybercriminalité
La Division spéciale de cybersécurité, compétente pour traiter les infractions commises via les outils numériques, constitue le cadre légal approprié pour ce type de contentieux. Au Sénégal, la diffusion de fausses nouvelles et la diffamation en ligne sont passibles de poursuites judiciaires sous le régime du Code pénal et de la loi sur la cybercriminalité.
