La série noire se poursuit dans les zones d’orpaillage de la région de Kedougou. Ce mercredi 1er avril 2026, un nouvel éboulement survenu à Kharakhena, dans le département de Saraya, a coûté la vie à un jeune orpailleur de 26 ans. Le drame s’est produit sur un périmètre d’exploitation pourtant formellement interdit au public.
Une pause fatale à l’intérieur d’une galerie
Selon les informations fournies par des sources sécuritaires, la victime, de nationalité malienne et résidant à Kharakhena, s’était introduite sur le site minier d’Afrigold en compagnie de son frère. Équipés d’un détecteur d’or, les deux hommes prospectaient clandestinement à l’intérieur d’une galerie depuis plusieurs heures.
C’est au moment où ils s’apprêtaient à faire une pause que le toit de la galerie s’est subitement effondré. Si le frère de la victime a réussi à s’en sortir avec des blessures légères, le jeune homme de 26 ans a été enseveli sous des tonnes de sable et de roches.
Un périmètre interdit et extrêmement dangereux
Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Saraya se sont immédiatement déportés sur les lieux pour les constats d’usage. Le corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital régional, tandis que le survivant a été évacué vers le Mali voisin pour recevoir des soins.
Le drame souligne une fois de plus la dangerosité de ces sites. Le périmètre d’Afrigold est théoriquement interdit à toute activité d’orpaillage artisanal en raison de l’instabilité des sols, mais il continue d’attirer des prospecteurs clandestins au péril de leur vie.
Un bilan effroyable : 19 morts en seulement trois mois
Les chiffres avancés par les autorités sécuritaires font froid dans le dos : en l’espace de trois mois, les éboulements sur ce seul périmètre d’exploitation d’Afrigold ont causé la mort de 19 personnes.
Cette hécatombe pose avec acuité la question de la sécurisation des sites miniers industriels et de la sensibilisation des populations locales et transfrontalières face aux risques d’effondrement, particulièrement fréquents dans ces galeries de fortune dépourvues de tout étayage.
