Un réseau bien organisé au cœur d’une institution locale
Une filière d’émigration clandestine opérant depuis la mairie de Jaxaay-Parcelles a été démantelée, révélant un système beaucoup plus vaste que ce que laissait penser l’arrestation du maire Abdoul Aziz Diané et de son secrétaire élu, Idrissa Seydi. Selon les révélations de Libération, les deux hommes n’étaient que la partie visible d’un réseau ramifié jusque dans plusieurs pays européens.
Des complices en Europe et des chefs d’entreprise impliqués
L’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar a mis au jour un mécanisme structuré, impliquant des complices basés en Europe et trois chefs d’entreprises établis à Grand-Yoff, Mermoz et Yoff. Leur rôle consistait à démarcher des élus locaux pour identifier des candidats prêts à payer pour intégrer la filière.
Ces candidats se voyaient alors proposer de faux statuts de conseillers municipaux, soi-disant invités à participer à des rencontres internationales : forums, foires, ateliers ou réunions professionnelles.
Le passeport vers cette fausse mission coûtait entre 3 et 4 millions de francs CFA.
D’autres élus dans le viseur des enquêteurs
Toujours selon la même source, d’autres maires pourraient être prochainement entendus, les investigations ayant révélé des indices laissant penser que le réseau touchait plusieurs communes du pays.
Après un retour de parquet, le maire Abdoul Aziz Diané et ses co-accusés devaient être fixés sur leur sort. Le parquet de Pikine-Guédiawaye s’orienterait vers une demande d’ouverture d’une information judiciaire afin d’éclaircir toutes les zones d’ombre d’une affaire décrite comme « rocambolesque » par Libération.
