L’information vient de tomber et secoue tout le Sahel. Le général Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, pilier stratégique de la transition et bras droit du général Assimi Goïta, a été tué ce samedi 25 avril 2026. L’annonce, confirmée par plusieurs sources sécuritaires et relayée par Jeune Afrique, marque un tournant dramatique dans la crise malienne.
Kati, Mali – C’est au cœur du fief de la junte, à Kati (15 km de Bamako), que le drame s’est noué. Le ministre a succombé à une attaque d’une violence inouïe visant son domicile privé.
💥 Un assaut kamikaze dévastateur
Selon les détails rapportés par les services de sécurité, l’opération a été d’une précision chirurgicale :
- Le mode opératoire : L’attaque a été menée à l’aide d’un véhicule piégé (VBIED), conduit par un kamikaze.
- L’impact : La déflagration, extrêmement puissante, a littéralement pulvérisé la résidence du ministre. Plusieurs membres de son entourage auraient également péri dans l’explosion.
- La revendication : L’assaut est attribué au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, qui a mené une offensive coordonnée sans précédent sur l’ensemble du territoire malien (Bamako, Gao, Kidal, Sévaré) ce même samedi.
🏛️ La perte d’un « Maillon Fort »
La mort de Sadio Camara est un coup de massue pour le régime de Bamako.
- L’architecte du rapprochement russe : Le général Camara était considéré comme l’artisan principal du virage militaire du Mali vers la Russie et le déploiement de l’Africa Corps (ex-Wagner).
- Un membre fondateur : Figure centrale du coup d’État d’août 2020, il était l’un des officiers les plus influents du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
🌍 Un Mali plongé dans l’incertitude
Cette disparition intervient alors que le gouvernement malien venait de publier un communiqué assurant que la situation était « sous contrôle ». Le retrait de ce stratège militaire du jeu politique plonge la transition dans une zone de turbulences majeures, tant sur le plan du commandement des troupes que sur celui de la stabilité du sommet de l’État.
