Le scénario est d’une cruauté absolue, et tout le Sénégal retient son souffle. Alors qu’ils survolaient les débats et menaient confortablement 2-0 à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, les Lions de la Téranga ont été rejoints au score lors d’un épilogue totalement irréel. La Belgique, au bord du gouffre, a inscrit deux buts coup sur coup pour arracher la prolongation (2-2).
Les hommes de Pape Thiaw, qui touchaient du doigt un quart de finale historique, doivent désormais digérer ce terrible coup de massue psychologique pour aborder les 30 minutes de prolongation avec un mental d’acier.
📉 1. Le film du naufrage : Trois minutes d’inattention qui coûtent cher
La machine sénégalaise, si parfaite jusque-là, s’est grippée dans le final face au sursaut d’orgueil des Diables Rouges :
- 85e minute – Le réveil de Lukaku (2-1) : Sur l’un de leurs rares ballons propres dans la surface, l’incontournable Romelu Lukaku fait parler sa puissance physique pour réduire le score. Un but qui redonne instantanément vie à une Belgique qui se disputait sur le terrain quelques instants plus tôt.
- 88e minute – Le coup de poignard de Tielemans (2-2) : La panique s’installe dans l’arrière-garde nationale. Sur un centre aérien, le portier sénégalais Mory Diaw rate complètement sa sortie. Youri Tielemans en profite pour propulser le cuir de la tête au fond des filets déserts. Égalisation générale.
🔄 2. Des changements tactiques qui ont brisé l’équilibre ?
Pourtant, après la pause hydratation de la 69e minute, le Sénégal affichait une sérénité totale. Pour cadenasser le match, Pape Thiaw avait procédé à un double changement à la 73e minute :
- Les sorties d’Iliman Ndiaye et du premier buteur Habib Diarra.
- Les entrées d’Ibrahima Mbaye et de Pape Matar Sarr pour densifier le milieu.
Mais le durcissement du jeu belge et les fautes à répétition subies par Sadio Mané et Ismaïla Sarr ont fini par user physiquement les Lions. Malgré les 7 minutes de temps additionnel étouffantes, le score n’a plus bougé. Tout est à refaire dans un match qui a complètement changé d’âme. Place à la prolongation, le cœur sur le terrain !
