EXCLUSIF : Vaste mafia de l’état civil démantelée par la DAF : Bébé Diène avoue sa véritable identité
L’enquête sur les faux actes d’état civil prend une tournure spectaculaire. Les révélations de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) mettent à jour un système de fraude massif où des numéros d’état civil de Sénégalais étaient cédés à des ressortissants guinéens. Au cœur du scandale, le lutteur Bébé Diène est passé aux aveux.
Les aveux chocs de Bébé Diène
Le lutteur Mamadou Thiam, plus connu sous le nom de Bébé Diène, a reconnu lors de son audition les faits qui lui sont reprochés :
- Véritable identité : Il a avoué s’appeler en réalité Amadou Cheikhou Diallo, de nationalité guinéenne.
- Usurpation : Grâce à un faux acte de naissance basé sur une substitution de parents, il a pu obtenir indûment une Carte Nationale d’Identité (CNI) sénégalaise, un passeport, mais aussi sa licence de lutte.
- Un réseau étendu : Il n’est pas le seul bénéficiaire ; plusieurs autres ressortissants guinéens ont été identifiés dans ce réseau.
Un adjoint au maire et un intermédiaire accablés
L’enquête de la Sûreté Urbaine (SU) désigne les cerveaux présumés de cette « transformation » administrative :
- Hamady Diallo alias « Nini » : L’adjoint au maire de la commune de Wakhinane Nimzatt est lourdement chargé par les premiers éléments de l’enquête.
- Boubacar Thiam : Il est présenté comme l’intermédiaire clé ayant facilité les transactions frauduleuses.
- Le mode opératoire : La mafia utilisait un registre parallèle pour substituer des parents sénégalais à des enfants étrangers, leur offrant ainsi une nationalité sénégalaise « clé en main ».
⚖️ Une atteinte à la souveraineté nationale
Cette affaire, qualifiée de « vaste mafia », souligne une faille critique dans la sécurisation des données d’état civil. L’utilisation de numéros d’identification de citoyens sénégalais légitimes pour les attribuer à des tiers constitue une infraction majeure qui secoue les institutions municipales et sportives du pays.
Une affaire de présumée fraude à l’état civil secoue la banlieue dakaroise. Amadou Diallo, dit « Nini », adjoint au maire de la commune de Wakhinane Nimzatt, ainsi que le lutteur Bébé Diène, ont été placés en garde à vue ce mardi 5 mai 2026 dans les locaux de la Sûreté Urbaine (SU) de Dakar.
Une enquête pour faux actes d’état civil
L’affaire a été déclenchée par une alerte de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF). Les investigations portent sur les points suivants :
- Les mis en cause : Outre l’élu local Amadou Diallo et le célèbre lutteur Bébé Diène, un troisième individu, décrit comme une personne âgée, est également impliqué dans cette procédure.
- Le motif : L’enquête concerne des soupçons de confection ou d’usage de faux actes d’état civil.
- Lieu de détention : Les trois individus sont actuellement interrogés par les enquêteurs de la Sûreté Urbaine de Dakar, chargée de faire la lumière sur l’étendue de ce réseau présumé.
Répercussions locales
Cette arrestation d’un haut responsable de la mairie de Wakhinane Nimzatt provoque une vive émotion dans la commune. L’implication d’une figure du milieu de la lutte, domaine extrêmement populaire au Sénégal, donne à cette affaire un écho national particulier.
