Au total, 3 090 personnes ont trouvé la mort en mer en tentant de rejoindre les côtes espagnoles entre le 1er janvier et le 15 décembre 2025, selon le rapport annuel de l’ONG espagnole Caminando Fronteras, rendu public lundi.
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Le document précise que parmi ces victimes figurent 192 femmes et 437 enfants. Les migrants décédés sont originaires de trente pays, dont le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie et la Guinée. Le rapport, réactualisé au 15 décembre 2025, fait état d’une baisse du nombre de décès par rapport à l’année précédente.
Selon l’Observatoire des droits de l’homme Caminando Fronteras, la route maritime demeure de loin la plus meurtrière. La voie terrestre n’a enregistré que trois victimes sur la période concernée.
En comparaison, l’année 2024 avait été particulièrement dramatique, avec au moins 10 457 migrants morts ou disparus en tentant de rejoindre l’Espagne, un chiffre record depuis le début du recensement de l’association en 2007.
Le rapport souligne également une baisse de 40,4 % du nombre d’entrées irrégulières en Espagne entre le 1er janvier et le 15 décembre 2025, avec 35 935 arrivées recensées, contre 60 311 sur la même période en 2024.
Ces dernières années, la Mauritanie s’est imposée comme l’un des principaux points de départ de la migration irrégulière en Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la politique d’externalisation des frontières de l’Union européenne. Toutefois, les chiffres ont sensiblement diminué, en lien avec les mesures mises en œuvre par les autorités locales.
Pour l’année 2025, l’Observatoire indique avoir recensé 1 319 victimes dans 27 naufrages impliquant 17 embarcations cherchant à rallier l’Espagne par la mer.
Le rapport note également que le Sénégal suit une tendance baissière, attribuée à la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière. Sur la période étudiée, quatre tragédies ont été enregistrées au Sénégal, faisant 171 victimes, avec une pirogue portée disparue.
La Gambie a, de son côté, enregistré 160 victimes sur ses routes maritimes, tandis que la Guinée en compte 11. Le document met par ailleurs en garde contre l’émergence d’une nouvelle route migratoire au départ de la Guinée, longue d’environ 2 200 kilomètres, soit 750 kilomètres de plus que la route empruntée depuis le Sénégal.
