Alors que le JNIM resserre son blocus autour de Bamako, le Front de libération de l’Azawad (FLA) enfonce le clou. Dans un entretien exclusif accordé à l’AFP ce mercredi 29 avril 2026, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole de la rébellion indépendantiste, a affirmé que les jours de la junte malienne sont désormais comptés.
Paris, France – En déplacement dans la capitale française, le représentant du FLA a brossé un tableau sombre de la situation à Bamako, contredisant frontalement les discours de rassérénement du Général Assimi Goïta.
Une offensive en tenaille : Le Nord et la Capitale
Pour Mohamed Elmaouloud Ramadane, la junte est prise dans un étau dont elle ne peut plus s’extirper :
- Au Nord : Le FLA poursuit son offensive pour « récupérer le territoire de l’Azawad ». Après la chute de Kidal ce week-end, les rebelles affirment consolider leurs positions.
- Au Sud : L’offensive coordonnée du JNIM (jihadistes) sur Bamako et les villes environnantes crée un second front ingérable pour une armée malienne déjà éprouvée.
- L’impasse : « Ils n’ont pas de solution pour se maintenir au pouvoir (…) ils ne pourront pas tenir », a-t-il martelé.
Un démenti cinglant aux propos d’Assimi Goïta
Cette sortie médiatique intervient quelques heures seulement après la réapparition d’Assimi Goïta au chevet des blessés à Bamako.
- Contrôle relatif : Alors que le chef de la junte affirmait que la situation était « sous contrôle », le porte-parole du FLA assure le contraire. Pour lui, le blocus de la capitale et la chute des verrous stratégiques du Nord prouvent l’impuissance du commandement militaire actuel.
- Le sort d’Africa Corps : Le départ des mercenaires russes de certaines zones stratégiques renforcerait, selon la rébellion, la vulnérabilité du régime de transition.
Vers une fin de transition précipitée ?
L’analyse des rebelles touaregs rejoint les craintes de nombreux observateurs régionaux : sans le pilier qu’était le Général Sadio Camara (décédé le week-end dernier) et face à une économie asphyxiée par les blocus, la junte malienne traverse sa crise la plus existentielle depuis le coup d’État.
Mohamed Elmaouloud Ramadane insinue que la chute du régime n’est plus qu’une question de temps (« tôt ou tard »), un scénario qui plongerait la sous-région dans une incertitude totale quant à la stabilité du Sahel.
