Le Sénégal franchit une étape symbolique dans la valorisation de sa pharmacopée. Ce mardi 31 mars 2026, la Fondation Amadou Mahtar Mbow (FAMM) a célébré la première édition de son prix dédié aux savoirs endogènes. Une cérémonie présidée par le Directeur de cabinet du Chef de l’État, Mary Teuw Niane, qui a souligné l’impact de la recherche locale sur la réduction des coûts de santé pour les ménages sénégalais.
La recherche locale, levier de baisse des coûts de santé
Pour Mary Teuw Niane, la dynamique impulsée par la FAMM est un rempart contre la cherté des soins. En favorisant la découverte de nouveaux médicaments à partir de ressources locales, le Sénégal s’attaque à l’une des principales sources de dépenses des familles.
« La découverte de nouveaux médicaments et l’accès à des soins agissent significativement sur la réduction des coûts », a déclaré le représentant du Chef de l’État, rappelant que la santé et l’éducation sont les piliers de l’édification des grandes nations.
Diabète et Drépanocytose : Le chercheur Cheikh Sall distingué
Bien que le Premier Prix n’ait pas été attribué cette année (le jury exigeant une note minimale de 17/20), l’excellence a tout de même été récompensée. Le Prix d’encouragement a été décerné à Cheikh Sall, enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès.
Ses travaux, notés 15/20, portent sur les biomolécules d’intérêt liées au diabète et à la drépanocytose extraites de plantes médicinales. Une avancée majeure pour le traitement de ces pathologies chroniques très présentes au Sénégal.
Vers une souveraineté pharmaceutique
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a profité de l’occasion pour réaffirmer l’ambition nationale : transformer les savoirs ancestraux en solutions médicales modernes pour atteindre une véritable souveraineté pharmaceutique.
De son côté, le président du conseil d’administration de la FAMM a salué la richesse du vivier de chercheurs africains engagés dans cette voie, tout en distinguant cinq personnalités académiques pour l’ensemble de leur carrière.
Hommage à l’illustre Amadou Mahtar Mbow
Cette cérémonie a également été un moment de recueillement et d’hommage au parrain de la Fondation. Rappelons qu’Amadou Mahtar Mbow, décédé en septembre 2024 à l’âge de 103 ans, fut le premier Africain à diriger l’UNESCO (1974-1987). Sa vie entière a été dédiée à la dignité des peuples et à la promotion du savoir africain, un héritage que ce prix entend perpétuer.
