À la veille de son départ, le Directeur général sortant de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SNHLM), Bassirou Kébé, a lâché une véritable bombe médiatique ce jeudi 26 mars 2026. Lors d’une conférence de presse explosive, il a révélé l’existence d’un système de prédation foncière impliquant des agents de la société, allant jusqu’à l’attribution de logements à des enfants de 7 ans.
Un « système corrompu » et des acquisitions frauduleuses
Selon Bassirou Kébé, un groupe organisé agissant au cœur de la SNHLM aurait détourné des biens immobiliers de manière illégale. Le mode opératoire décrit est édifiant : des agents occupant des postes stratégiques auraient inscrit les noms de leurs proches, y compris des mineurs, pour s’approprier des logements.
« Des enfants de 7 ou 10 ans apparaissent comme propriétaires de maisons sur les documents », a martelé le DG sortant, précisant que certaines transactions contournaient totalement le Conseil d’administration.
Plaintes déposées pour escroquerie et abus de biens sociaux
Face à ce qu’il qualifie de « système corrompu tenant sur des avantages indus », Bassirou Kébé n’est pas resté inactif. Il a annoncé avoir saisi des avocats et déposé des plaintes pour escroquerie et abus de biens sociaux.
L’ancien DG a également révélé l’existence d’un « rapport spécial », distinct du document classique de passation de service, destiné à son successeur, Abdourahmane Dabo. Ce document, que certains agents auraient tenté d’étouffer, dresse un état des lieux exhaustif des irrégularités constatées.
Un appel à l’intervention de l’IGE
Tout en défendant son bilan — notamment le paiement des primes légales et des augmentations de salaires malgré une trésorerie tendue — Bassirou Kébé a lancé un appel direct aux autorités supérieures. Il suggère vivement le déploiement immédiat de l’Inspection Générale d’État (IGE) pour passer au crible la gestion de la SNHLM.
Cette sortie au vitriol intervient à moins de 24 heures de la cérémonie officielle de passation de service prévue ce vendredi 27 mars 2026, plaçant d’emblée la nouvelle direction sous une pression judiciaire et médiatique intense.
