Dakar, Sénégal — La joute verbale entre les figures politiques de la mouvance présidentielle franchit un nouveau palier. Ce vendredi, le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a apporté une réplique particulièrement acerbe aux attaques de l’ancien Directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian.
« Son rôle se limitera désormais à sécuriser des meetings »
Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien capitaine de gendarmerie a répondu directement aux critiques adressées à son encontre sur sa dignité et son parcours :
« Wally Diouf Bodian se croit important parce qu’il filtre des meetings et occupe un poste radio pour la circonstance. Entre 2021 et 2024, qui connaissait ce monsieur, à part sa famille et ses amis ? »
Minimisant la stature politique de son contradicteur, le Capitaine Touré a ironisé sur la trajectoire de Waly Diouf Bodian, estimant que son rôle politique dans le pays « se limitera désormais à sécuriser des meetings ».
[Attaque initiale du Capt. Touré]
(Défense de l'accord FMI de 1 243 Mds FCFA & Critiques sur la gestion politique)
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[Réplique de Waly Diouf Bodian]
(Remise en cause de l'honneur de l'ancien officier & Défense du droit au débat)
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[Contre-attaque du Capt. Touré]
(Ironie sur l'anonymat passé de Bodian & Rôle réduit à la sécurité de meetings)
Genèse de l’affrontement : L’accord FMI et la mémoire de Sankara
Cet échange d’amabilités fait suite aux déclarations initiales du Capitaine Touré, qui avait affirmé que le Sénégal avait été « bloqué par l’orgueil » de certains responsables politiques durant deux ans, tout en saluant la conclusion de l’accord financier de 1 243 milliards FCFA avec le FMI.
En réponse, Waly Diouf Bodian avait invité le chef de l’ASP à « dérouler son programme alternatif », l’accusant d’avoir « laissé son honneur et sa dignité dans la gendarmerie » et réfutant toute comparaison fortuite avec la figure du Capitaine Thomas Sankara. Cette surenchère verbale illustre les tensions vives qui entourent le positionnement des acteurs politiques de la majorité autour des arbitrages économiques de l’État.
