Dakar, Sénégal — L’annonce de la conclusion d’un accord au niveau des services entre le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités sénégalaises suscite de vives réactions au sein de la classe politique. Dans une intervention sur les ondes de la RFM, Aminata Touré a salué une « avancée majeure » pour l’économie nationale, tout en recadrant les exigences formulées par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, concernant la publication immédiate du mémorandum d’entente.
Une « bouffée d’air financière » pour soutenir les services sociaux
Pour la superviseure générale, l’aboutissement de ces négociations — menées pendant plus de deux ans — constitue un succès diplomatique et économique déterminant pour le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye :
- Inclusion sociale : Les ressources financières attendues doivent permettre de renforcer le financement des services sociaux de base, notamment l’extension des bourses de sécurité familiale et la modernisation des structures de santé.
- Relance économique : Cet accord apporte un soutien budgétaire indispensable pour relancer l’économie nationale dans un contexte international difficile.
- Responsabilité de l’Exécutif : Aminata Touré a salué la démarche d’ouverture du chef de l’État ainsi que l’action du Premier ministre et du ministre des Finances.
[Accord technique FMI-Sénégal formalisé]
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▼ (Réception des financements internationaux)
[Consolidation des marges budgétaires de l'État]
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▼ (Ciblage des priorités sociales)
[Soutien aux Bourses Familiales & Modernisation de la Santé]
Réponse à Ousmane Sonko : La primauté de l’économie sur la joute politique
Revenant sur la sortie du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qui réclamait la publication préalable et intégrale du mémorandum d’accord, Aminata Touré a invité à dépasser les considérations politiciennes :
« Vous savez avant de parler de mémorandum, il faut d’abord commencer par saluer l’accord. Le pays a besoin de ces ressources là pour relancer l’économie […]. On ne changera pas les modalités pour des raisons politiciennes. »
Rappelant qu’il convient de ne pas confondre la politique avec les intérêts supérieurs des Sénégalais, l’ancienne Première ministre insiste sur la nécessité de concentrer les efforts sur l’arrivée de ces ressources financières majeures pour le pays.
