Sicap Mbao, 10 mars 2026. L’enquête sur le viol collectif de A. B. Kane, 14 ans, révèle des détails d’une cruauté absolue. Selon L’Observateur, le calvaire de la jeune fille aurait en réalité commencé deux jours avant les faits principaux. Dans un appartement dont la propriétaire — partie à Dubaï — ignorait l’usage que son fils en faisait, une bande de jeunes âgés de 14 à 18 ans a tour à tour abusé de la mineure. Parmi les agresseurs identifiés : deux frères germains, dont l’aîné a abusé de la victime avant de céder sa place à son propre cadet. Dix mis en cause ont été déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye. Deux suspects restent activement recherchés.
Un calvaire qui a commencé deux jours avant
Un premier épisode passé sous silence
Les investigations des policiers de Sicap Mbao ont mis au jour un élément capital : le calvaire de la jeune A. B. Kane ne commence pas dans la nuit du 5 au 6 mars. Un premier épisode d’abus, impliquant deux membres de la bande, aurait eu lieu le mardi — soit l’avant-veille des faits principaux — sans avoir été immédiatement signalé.
Un appartement transformé en lieu de débauche
La mineure a été à nouveau attirée lors de la nuit fatidique dans un appartement appartenant à la mère de l’un des suspects, une commerçante actuellement à Dubaï. Profitant de l’absence de sa mère, son fils transformait régulièrement le logement familial en lieu de rendez-vous pour ses camarades — une bande dont la moyenne d’âge oscille entre 14 et 18 ans.
La découverte du père : l’horreur à 1 heure du matin
Enseignant de profession, le père de la victime a constaté la disparition de sa fille juste après la rupture du jeûne. Après des heures de recherche angoissante, il est informé vers 1 heure du matin que sa fille se trouve dans un appartement du quartier. Sur place, il découvre l’insoutenable : sa fille en train d’être violée à tour de rôle par plusieurs individus.
Le détail le plus révoltant : deux frères germains parmi les agresseurs
L’enquête a révélé un fait d’une ignominie rare parmi les éléments du dossier. Figurent en effet parmi les agresseurs identifiés deux frères de même père et de même mère. Selon L’Observateur, l’aîné aurait abusé de la mineure avant de céder froidement sa place à son propre cadet. Un acte d’une froideur absolue qui illustre le degré de déshumanisation de cette bande.
La loi sénégalaise est sans équivoque
Si certains mis en cause tentent d’invoquer le consentement de la victime pour minimiser leur responsabilité, les enquêteurs sont catégoriques : la législation sénégalaise ne laisse aucune place au doute. Tout acte sexuel commis sur une mineure de moins de 15 ans constitue juridiquement un viol, le consentement n’étant jamais opposable à cet âge.
Les chefs d’inculpation retenus sont lourds : association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif.
Dix déférés, deux en fuite
Sur les 12 mis en cause identifiés, 10 ont été déférés lundi au parquet de Pikine-Guédiawaye. Les deux suspects restants — dont le fils de la commerçante, propriétaire de l’appartement utilisé comme lieu de crime — sont activement recherchés par les forces de l’ordre. L’enquête se poursuit.
⚠️ Note de la rédaction : Conformément à la protection de l’enfance et aux règles déontologiques, sami24tv ne publie aucun élément permettant d’identifier pleinement la victime mineure. Les initiales utilisées sont celles rapportées par nos sources.
