Thiès, 9 mars 2026. Une affaire d’une gravité extrême a été portée ce lundi devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès. Un maçon de 47 ans, identifié sous les initiales S. Yade, comparaît pour viol et pédophilie sur sa propre nièce, B. Guèye, âgée de 13 ans au moment des faits, survenues en 2023 à Pout. La jeune fille, confiée à son oncle pour s’occuper du foyer, a fini par tomber enceinte de son agresseur présumé. Le procureur a requis 10 ans de réclusion criminelle.
Une jeune fille confiée à son oncle, livrée à ses abus
Un contexte familial vulnérable exploité
Les faits remontent à 2023. La mineure avait été envoyée vivre au domicile de son oncle à Pout, afin d’aider à s’occuper des enfants de sa tante, qui souffrait de troubles mentaux consécutifs à la naissance de son cinquième enfant et avait dû rejoindre ses parents au village natal.
C’est dans ce contexte de vulnérabilité extrême — loin de ses parents, sous l’autorité totale de son oncle — que les abus auraient commencé. Selon les déclarations de la victime lors de l’enquête préliminaire, S. Yade l’a violée à trois reprises dans sa chambre. Elle a précisé qu’elle n’était pas consentante, mais qu’elle ne pouvait pas refuser par peur d’être battue.
La grossesse révèle le drame
L’affaire n’a été découverte qu’après la constatation de la grossesse de la jeune fille. Interrogée sur l’identité du père, la mineure a désigné sans hésitation son oncle S. Yade, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires.
À la barre, l’accusé reconnaît les faits mais nie le viol
La posture adoptée par S. Yade à l’audience est aussi choquante que révélatrice. S’il reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec la mineure, il conteste le caractère non consenti des actes, avançant une version des faits glaçante :
« La nuit des faits, je m’étais réveillé pour uriner. En la voyant dans le lit, l’idée d’entretenir une relation sexuelle avec elle m’est venue. Je l’ai réveillée pour lui faire la proposition et elle a accepté. Nous avons eu des rapports sexuels à trois reprises. »
Une version que le parquet a catégoriquement rejetée.
Le parquet : « Une mineure sous autorité ne peut pas consentir »
Le procureur de la République a été sans ambiguïté dans son réquisitoire. Il a rappelé un principe fondamental du droit pénal : une mineure de 13 ans placée sous l’autorité d’un adulte ne peut, en aucune circonstance, être considérée comme consentante. La combinaison de la minorité de la victime, du lien d’autorité et de la menace de violence établit selon lui les faits de viol et de pédophilie de manière incontestable.
Estimant les charges pleinement établies, le ministère public a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle à l’encontre du prévenu.
⚠️ Note de la rédaction : Conformément à la protection de l’enfance et aux règles déontologiques, sami24tv ne publie aucun élément permettant d’identifier pleinement la victime mineure dans cette affaire.
