L’heure est à la fermeté judiciaire. Masseck Sarr, un individu bien connu des services de police pour ses dérapages récurrents, est actuellement entre les mains de la Brigade de Recherches (BR) de Saint-Louis. Il lui est reproché d’avoir tenu des propos d’une « extrême gravité » à l’encontre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, lors d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux.

Saint-Louis, Sénégal – La ville de Saint-Louis est sous le choc après les révélations entourant l’arrestation de Masseck Sarr. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis s’est autosaisi immédiatement après la diffusion de propos jugés attentatoires à la dignité du vénéré Serigne Touba.

Un dossier nourri par des mois de dérives

Si l’arrestation a eu lieu suite à un récent « live » houleux, Masseck Sarr était déjà dans le viseur des autorités depuis près d’un an. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération :

  • Antécédents : L’homme faisait l’objet de nombreuses plaintes et dénonciations depuis plusieurs mois.
  • Mises en demeure : Il avait été convoqué à plusieurs reprises par le commissariat et la Section de Recherches, et avait reçu des mises en demeure formelles, qu’il a manifestement choisi d’ignorer.

Des preuves numériques accablantes

L’enquête a pris une dimension plus sombre lors de l’examen de son téléphone portable. Les enquêteurs de la BR auraient découvert des fichiers audios contenant des propos qualifiés de « particulièrement offensants » visant non seulement le fondateur du mouridisme, mais également certains de ses Khalifes.

La nature de ces propos est telle que les autorités et les médias ont choisi de ne pas les diffuser, afin de ne pas heurter davantage la sensibilité des fidèles et de préserver l’ordre public.

Les chefs d’accusation

Masseck Sarr fait désormais face à une batterie d’accusations lourdes :

  1. Injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leurs croyances.
  2. Outrage à un ministre du culte.
  3. Menaces d’attentat et menaces de mort.

Dans un pays où les figures religieuses sont les ciments de la paix sociale, ce dossier est suivi de très près par la communauté mouride et l’ensemble de la nation. La justice sénégalaise entend, par cette procédure, réaffirmer que la liberté d’expression ne saurait servir de prétexte à l’insulte envers le sacré.

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