Un coup de tonnerre judiciaire secoue le monde du football en plein Mondial. Le défenseur international marocain et star du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, sera bien jugé en France pour viol. La décision a été officialisée ce vendredi par la cour d’appel de Versailles, en région parisienne, qui a validé son renvoi devant une cour de justice criminelle.
L’annonce intervient à un moment hautement stratégique pour le joueur de 27 ans : récent vainqueur de la Ligue des champions, il s’apprête à porter le brassard de capitaine du Maroc ce vendredi soir pour le deuxième match de poule des Lions de l’Atlas en Coupe du monde face à l’Écosse.
🚨 1. L’arrêt de la cour d’appel : Des « charges suffisantes » retenues
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a estimé que l’enquête ouverte au printemps 2023 disposait d’éléments assez solides pour ouvrir un procès public :
« Les investigations menées durant l’enquête et l’information judiciaire ont conduit la chambre de l’instruction à dire qu’il existe des charges suffisantes à l’encontre d’Achraf Hakimi, justifiant sa mise en accusation », précise le communiqué officiel de la cour d’appel. La date du procès n’a pas encore été fixée.
Pour rappel, l’affaire a débuté en février 2023 lorsqu’une jeune femme s’était présentée à un commissariat de police. Elle expliquait avoir fait la connaissance du joueur en janvier 2023 sur Instagram, avant de se rendre à son domicile francilien dans un VTC commandé par Hakimi. Elle accuse le footballeur de l’avoir embrassée et touchée sans son consentement, puis de l’avoir violée, avant qu’elle ne parvienne à le repousser et à fuir grâce à une amie contactée par SMS. Le joueur avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023.
💬 2. Les réactions des deux camps : Soulagement contre impatience
À peine la décision de la justice française connue, les réactions des avocats des deux parties et du joueur lui-même ont mis en évidence l’intensité de la bataille judiciaire :
- Du côté de la plaignante (« Jeanne ») : Son avocate, Me Rachel-Flore Pardo, exprime un profond sentiment de justice : « Après plus de trois ans de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, cette décision suscite chez ma cliente soulagement et espoir ». Dans un entretien publié jeudi soir par le site d’investigation Mediapart, la plaignante (sous le prénom d’emprunt de Jeanne) est sortie du silence pour la première fois : « J’ai envie de me justifier. J’ai envie qu’on me croie ».
- Du côté d’Achraf Hakimi : Le capitaine marocain maintient fermement sa position et nie en bloc depuis le premier jour, qualifiant l’accusation de « fausse ». Sur le réseau social X, il a affirmé attendre l’audience « avec impatience », ajoutant : « enfin, je pourrai parler ». Son avocate, Me Fanny Colin, a immédiatement tempéré la portée du renvoi : « Cette confirmation était attendue. Il n’est pas dit ici qu’il est coupable de quoi que ce soit, il est ferme dans sa défense ».
Le joueur reste pour l’instant concentré sur son parcours sportif au Mondial, malgré l’ouverture prochaine de ce procès criminel.
