Sicap Mbao, 6 mars 2026. Un drame d’une extrême gravité a été mis au jour dans la nuit du 5 au 6 mars 2026 à Sicap Mbao. Une adolescente de 14 ans a été enlevée, séquestrée et violée collectivement par un groupe de jeunes individus, en pleine nuit du Ramadan, juste après la rupture du jeûne. C’est son père, après des heures de recherche angoissante, qui a découvert sa fille en train de subir ces actes dans un appartement du quartier. Dix individus ont été interpellés par le Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao. Ils sont âgés de 15 à 18 ans.
Un père à la recherche de sa fille dans la nuit du Ramadan
Tout commence dans la soirée du 5 mars, après l’iftar. Le père de la victime réalise que sa fille de 14 ans a disparu. Pendant plusieurs heures, ses recherches restent vaines. Ce n’est que vers 1 heure du matin qu’une information lui parvient : l’adolescente se trouverait avec des jeunes gens dans une demeure de Sicap Mbao.
Sans attendre, le père se rend immédiatement sur place et fait irruption dans un appartement situé au deuxième étage. Ce qu’il y découvre est insoutenable : sa fille en train de subir un viol collectif.
Un père héroïque neutralise deux agresseurs
Malgré le choc, le père garde son sang-froid. Aidé d’un accompagnant, il parvient à neutraliser deux des agresseurs sur place, tandis que les autres prennent la fuite. Il conduit lui-même les deux suspects au Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao, déclenchant l’ouverture immédiate d’une enquête.
La victime témoigne : enlèvement, séquestration, viols en série
Entendue sur procès-verbal en présence de son père, la mineure a livré un témoignage glaçant. Elle a déclaré avoir été enlevée par les mis en cause, conduite dans l’appartement de l’un d’eux, puis violée à tour de rôle par les membres du groupe.
Les suspects reconnaissent les faits, mais contestent l’enlèvement
Au fil des interpellations — dix individus au total ont finalement été appréhendés — la plupart des mis en cause ont reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime. Un seul conteste les faits dans leur intégralité. Ils nient cependant les chefs d’enlèvement et de séquestration, avançant le consentement de la jeune fille — une défense sans valeur juridique au regard du droit sénégalais, qui protège absolument les mineurs de tout acte sexuel.
Les dix suspects ont été placés en garde à vue. L’enquête est en cours pour identifier et interpeller les éventuels fugitifs encore recherchés.
Un appel à la vigilance communautaire
La Police nationale rappelle à la population l’importance de signaler tout comportement suspect, en contactant gratuitement le :
📞 800 00 17 00
⚠️ Note de la rédaction : Conformément à la protection de l’enfance et aux règles déontologiques, sami24tv ne publie aucun élément permettant d’identifier la victime mineure dans cette affaire.
