L’opposition parlementaire sort à nouveau les griffes. Invité de l’émission « RFM MATIN » présentée par Babacar Fall, le député Abdou Mbow a décoché des flèches empoisonnées à l’endroit de la majorité à l’Assemblée nationale. Évoquant les récents revers essuyés par plusieurs textes de loi devant le Conseil constitutionnel, le parlementaire remet en cause la compétence, la rigueur et la capacité à légiférer du camp au pouvoir.
​SAMI24TV vous résume les points chauds de ce réquisitoire particulièrement acerbe.
​📜 1. Des revers juridiques qualifiés d’inédits
​Pour Abdou Mbow, le fonctionnement actuel de l’hémicycle reflète un amateurisme juridique sans précédent sous la République sénégalaise :
​Un constat cinglant : L’élu affirme que c’est « la première fois dans l’histoire du Sénégal » qu’une majorité parlementaire voit au moins trois de ses propositions de loi buter sur le contrôle de constitutionnalité.
​Le rappel aux fondamentaux : Selon lui, posséder la majorité ne suffit pas pour faire la loi :
​« Dañu wara jàngi, dañu wara wuti xam-xam, dañu wara xool naka lañuy légiférer. » (« Ils doivent étudier, chercher du savoir et examiner sérieusement la manière de légiférer »).
​⚡ 2. L’ironie des « 4 000 cadres » et le refus de conseiller
​Poussant sa charge, Abdou Mbow s’en est pris au récit politique de la majorité qui se targue de regrouper une élite intellectuelle massive :
​Le paradoxe des compétences : > « Mënu loo yow, nga nekk majorité parlementaire, nga ne nga am 4 000 cadres, nga ñëw Assemblée nationale, mënu loo defar benn loi bu baax. » (« Tu ne peux pas prétendre avoir 4 000 cadres, arriver à l’Assemblée et être incapable de faire une seule bonne loi »).
​La fin du dialogue : Dépité par l’attitude de ses adversaires, le député renonce à toute tentative de cadrage pédagogique :
​« Dootuma leen conseiller, parce que dañio deugueur bopp, ñakk nañu xam-xam, duñu déglu. » (« Je ne les conseillerai plus, parce qu’ils sont têtus, manquent de savoir et n’écoutent pas »).
​🚨 3. Un appel à la vigilance citoyenne face à la « déstructuration »
​Élargissant son propos au-delà des murs de l’Assemblée nationale, le responsable politique d’opposition relie le bricolage institutionnel à la crise économique :

Axe de critiqueConstat dressé par Abdou Mbow
Économie & InstitutionsAccusation de « déstructurer l’économie » et d’abîmer le socle institutionnel du pays.
Nature du pouvoirQualification des tenants du pouvoir de « populistes » et de « manipulateurs ».
Appel au peupleInvitation lancée à tous les Sénégalais pour faire preuve de vigilance face aux risques de dérive.

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