L’enquête menée par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar ne finit pas de sidérer l’opinion publique. Alors que le nombre d’arrestations s’élève désormais à 76, les derniers aveux de Souleymane Fatou Ndao, agent de la chaîne Malikia TV, jettent une lumière crue sur les zones d’ombre d’un réseau où se mêlent tragédies personnelles, déviances et risques sanitaires majeurs.

Keur Massar, Sénégal – Ce vendredi 24 avril 2026, le quotidien Libération révèle les détails glaçants de l’audition de Souleymane Fatou Ndao. L’homme, qui apparaissait publiquement comme un défenseur de la morale, a vu son masque tomber face aux preuves techniques des gendarmes.

De la condamnation publique aux aveux privés

Le cas de Souleymane Fatou Ndao est sans doute l’un des plus paradoxaux de ce dossier :

  • Un discours de façade : Il y a peu, lors d’une émission sur Malikia TV, il condamnait fermement ce réseau, félicitant même les enquêteurs pour la protection de la santé publique.
  • Le poids des preuves : Confronté à des messages explicites interceptés par la BR et aux dénonciations de ses partenaires, il a fini par admettre une double vie menée depuis des années.
  • Un traumatisme originel : Pour expliquer son parcours, l’agent de média a évoqué un viol subi durant son enfance. Un traumatisme qui, selon ses dires, aurait été le point de rupture de sa trajectoire personnelle.

76 arrestations : Un bilan sans précédent

Le dossier a pris une ampleur « tentaculaire ». Parmi les dernières interpellations figure également El Hadji Amadou Dramé, un styliste basé à Rufisque. Le réseau est désormais poursuivi pour un cocktail de charges criminelles :

  1. Santé Publique : Rapports sexuels non protégés avec transmission volontaire du VIH.
  2. Crime Organisé : Association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et trafic de drogue.
  3. Sécurité : Mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

Une problématique de société profonde

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire Djibril Dramé révèle des failles profondes. Le profil de Souleymane Fatou Ndao pose la question de l’impact des traumatismes d’enfance non soignés et de l’hypocrisie sociale. Le mélange entre criminalité organisée et transmission de maladies graves fait de ce dossier une priorité absolue pour les autorités sanitaires et judiciaires du pays.

La Brigade de recherches de Keur Massar poursuit ses investigations techniques sur les téléphones saisis, laissant présager d’autres révélations dans les jours à venir.

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