C’est l’un des dossiers les plus brûlants du Pool Judiciaire Financier. L’affaire de l’Agence de traitement des eaux usées (APROSI) oppose désormais frontalement l’ancienne comptable Tabaski Ngom à son ex-ministre de tutelle, Moustapha Diop. Entre accusations de financement politique occulte, crises psychiatriques et bataille pour la liberté provisoire, l’enquête entre dans sa phase finale.

Dakar, Sénégal – Le quotidien L’Observateur révèle ce vendredi les coulisses d’une instruction électrique. Au centre du litige : un trou de plus de 700 millions de francs CFA dans les caisses de l’État.

Deux versions, un gouffre financier

L’affaire a pris une tournure dramatique lorsque Tabaski Ngom a décidé de « parler ».

  • La version Ngom : L’ancienne comptable soutient qu’elle n’était qu’un maillon exécutant. Elle affirme avoir remis une partie des fonds détournés à Moustapha Diop pour financer sa campagne lors des législatives de novembre 2024.
  • La version Diop : L’ancien ministre rejette en bloc ces « allégations mensongères ». Ses avocats plaident l’innocence totale et soulignent des incohérences dans le récit de l’accusatrice, contestant même la validité de certaines pièces produites.

Santé mentale et détention : Le cas Tabaski Ngom

L’état de la principale prévenue ajoute une dimension humaine et médicale au dossier. Tabaski Ngom est actuellement internée au service psychiatrique du CHU de Fann suite à des crises répétées en détention.

  • Ses avocats réclament une liberté provisoire, non seulement pour raisons médicales, mais aussi en offrant des garanties de représentation.
  • De son côté, Moustapha Diop, également sous mandat de dépôt pour escroquerie sur les deniers publics et blanchiment, a lui aussi introduit une demande de mise en liberté provisoire.

Vers une confrontation décisive ?

L’instruction touche à sa fin. Tous les témoins ont été entendus, mais une étape manque pour vider le contentieux : la confrontation.

  • Les avocats de Tabaski Ngom la réclament avec insistance pour confondre l’ancien ministre.
  • Le juge d’instruction ne s’est pas encore prononcé sur la tenue de ce face-à-face qui pourrait être le « clou » de cette procédure avant le renvoi devant une juridiction de jugement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PLUS D'ACTUALITÉS

La FSF recadre fermement El Hadji Diouf

Face aux sorties médiatiques d’El Hadji Diouf, la Fédération sénégalaise de football sort du silence et fixe clairement ses limites. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a publié, ce dimanche

Kolda : une convoyeuse de drogue déférée

#Sécurité #Drogue #Kolda #PoliceSN La Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Kolda, relevant de l’OCRTIS, a déféré une femme impliquée dans un trafic de drogues après une saisie conjointe de

Financement des PME : l’ADEPME lance la 3e édition de l’Académie de Financement à Dakar

L’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), avec l’appui de la GIZ et sous l’impulsion de la BCEAO, a ouvert ce mardi 11 novembre 2025 à